Enfin, plus d’impôt à payer!

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9-juin-2009 · 10 commentaires  

taxes.png Comme à chaque année, l’Institut Fraser a récemment publié le résultat de ses calculs sur la Journée d’affranchissement de l’impôt dans chacune des provinces du pays. Cette journée, c’est le moment où l’on arrête de payer les impôts et taxes que l’on doit aux différents paliers de gouvernement et où l’on commence à travailler pour soi-même.

Et on sait qu’il y en a des prélèvements! Les plus importants qui sont pris en compte dans ce calcul sont l’impôt sur le revenu, l’impôt foncier, les taxes à la consommation, l’impôt sur les bénéfices, les cotisations destinées au financement des soins de santé et des régimes sociaux, les droits de douane, les frais pour les permis, les taxes sur l’alcool et le tabac, les droits d’exploitation des ressources naturelles, les taxes sur l’essence, etc.

Selon les chercheurs de l’Institut Fraser, la Journée d’affranchissement de l’impôt pour les Québécois arrive cette année vendredi le 12 juin. Seuls les citoyens de Terre-Neuve-et-Labrador (16 juin) et de la Saskatchewan (20 juin) prennent plus de temps à remplir leurs obligations envers le fisc. Les Albertains sont ceux qui travaillent le moins longtemps pour les gouvernements; ils sont libres depuis le 16 mai.

On peut se réjouir que cette journée tombe au Québec quatre jours plus tôt que l’année dernière grâce à la réduction de certains impôts, autant au niveau fédéral que provincial. C’est aussi un mois plus tôt qu’il y a 10 ans. Nous allons donc dans la bonne direction.

Mais est-il normal qu’on travaille encore presque la moitié de l’année pour les gouvernements, et seulement une autre moitié pour subvenir à tous nos autres besoins ? Ce que nous «dépensons» pour obtenir des services publics est supérieur à toutes nos autres dépenses, y compris le logement et la nourriture. D’une certaine façon, nous sommes comme des esclaves à temps partiel : jusqu’au jour de l’affranchissement de l’impôt, nous n’avons pas d’autre choix que de travailler pour des «maîtres» qui contrôlent ainsi cette partie de notre vie.

Évidemment, il faudrait tout de même payer pour nos soins de santé, pour éduquer nos enfants ou pour avoir une pension et des autoroutes si ces services étaient fournis par le secteur privé plutôt que par l’État. Mais la question fondamentale est: en avons-nous vraiment pour notre argent?

Les gouvernements n’ont cessé de grossir et ont atteint une taille gigantesque au cours du 20e siècle. Ils interviennent aujourd’hui dans pratiquement tous les domaines de la vie et nous forcent à financer de nombreux programmes souvent mal gérés, inutiles ou dont le secteur privé pourrait très bien s’occuper.

Il faut donc rester vigilant et continuer d’exiger plus de liberté fiscale. Au lieu d’intervenir partout, nos gouvernements devraient se concentrer sur les services essentiels et le faire le plus efficacement possible, en nous soutirant le moins d’impôt possible. Une société véritablement libre ne peut pas être un endroit où nous pouvons disposer de notre corps et du fruit de notre travail uniquement six mois par année.

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10 commentaires à “Enfin, plus d’impôt à payer!”

  1. Cécile Demers dit:

    Si j’avais à vous donner un conseil, j’abandonnerais ce parti et me présenterais indépendant, vous n avez rien de ces gens de l’ouest. Si c était le bon vieux Parti Conservateur je ne dirais pas cela, ce n’est pas parce que j’ai un parti pris contre les Anglophones, non ce parti-là ne représente pas la vrai majorité des conservateurs. C’est ce que je pense et je vous le dis.

  2. Simon dit:

    Bonjour monsieur Bernier,

    J’aimerais avoir votre opinion sur cette question :

    Depuis 2006, le Parti Conservateur a respecté ses promesses et à dimininuer la TPS, baisser les impôts des particuliers, des entreprises, déréglementer le secteur de la téléphonie (merci à vous) etc… Cependant, récession oblige, le budget de 2009 a été déficitaire de l’ordre de 50 milliards de dollars. Bien que pour relancer l’économie, cette décision fût probablement la bonne, il convient maintenant de s’interroger sur l’ampleur de ce déficit.

    Ma question : Est-ce que vous croyez que dans les années à venir il serait plus raisonnable de réduire le déficit budgétaire où bien continuer à baisser les impôts (et ainsi devancer la journée d’affranchissement de l’impôt) ?

    Personnellement, je suis d’avis que le Parti Conservateur devrait s’attaquer au déficit, pour ne pas que celui-ci deviennent un fardeau trop important pour nos génération à venir (impôt intergénérationnel).

    Pour terminer, je suis d’avis que monsieur Ignatieff et son parti font complètement fausse route en promettant un gouvernement encore plus gros, plus centralisateur (donc plus de fonctionnaire) et plus dépensier(assurance emploie, subvention, etc.). Ce n’est surement pas avec le Parti Libéral que le Québec devancera sa date d’affranchissement d’impôt.

    Merci !

    Simon

  3. LBII dit:

    @Cécile Demers

    Au contraire! Les seuls vrais conservateurs de ce pays sont encore les conservateurs de l’Ouest! La députation conservatrice québécoise et ontarienne ressemble de plus en plus aux libéraux fédéraux : de gros dépenseurs interventionnistes. Au moins, il y en a qui n’ont pas abandonné leurs convictions, comme la personne derrière ce blogue.

  4. Anne dit:

    C’est une information particulièrement intéressante, quoiqu’un peu déprimante. Ce fait m’amène à voir «l’ampleur» de la réalité sous un oeil plus éclairé.
    La note positive: à partir de demain, nous pouvons tous nous présenter au travail avec le sourir!

  5. Francis dit:

    L’équipe d’élu est présentement en train de reconstruire la grande famille conservatrice. Les conservateurs sociaux, les conservateurs fiscaux, les libertariens. Si seulement les québécois cesseraient de croire toute la mauvaise couverture médiatique que les medias font sur les conservateurs, nous pourrions avoir plus d’élus au PCC. Ceci permettrais aux québécois d’augmenter leur importance dans le Parti Conservateur du Canada, parce que OUI les québécois ont de profondes valeurs conservatrices (la famille, le travail et les libertés individuelle).

    A ceux qui dissocient les conservateurs québécois de ceux de l’Ouest je dis : soyons unis et gouvernons au sein de la grande famille qu’est le parti conservateur.

  6. Frédéric Poulin dit:

    Pour répondre à Francis, ça me fait bien rire de voir qu’il y en a encore pour croire à un prétendu complot des médias contre les Conservateurs. Rien n’empêche les personnes conservatrices à devenir journalistes! Pourquoi ne le font-eles pas si vous pensez qu’il y a tant de journalistes anti-Conservateurs?

    De plus, à la «question fondamentale» posée par M. Bernier, qui est «En avons-nous vraiment pour notre argent?», la réponse et la solution sont entre vos mains, vous êtes le député élu par vos concitoyens. Àlong terme, combien de journées en impôts au gouvernement avons-nous sauvé depuis que les Conservateurs sont au pouvoir, en incluant le nouveau déficit?

  7. Danny Thompson dit:

    Une solution simple pour baisser les impôts, les gouvernements ne devrai pas être des fournisseurs d’emploi, mais simplement de service, je m’explique : Plutot que d’engager des gens pour fournir des services, tout devra aller en soumission avec des normes de services minimaux a respecté. Voici les avantages :
    1- Les soumissionnaires seront en compétition ce qui fera baisser les couts et les contribuables en auront plus pour leur argent.
    2- Aucun plancher d’emploi à garantir, aucun emploi garanti à vie, aucun conflit avec les syndicats, etc encore une baisse de cout.
    3- Les compagnies qui offriront les services aux citoyens regarderont ceux-ci comme des clients à bien servirs pour réobtenir leur prochain contrat, plutôt que des dépenses et un ajout de charge de travail.
    Quand on magasine un auto on veut le meilleur produit au meilleur prix, même chose pour notre nourriture et tout autre bien de consommation, meme chose pour les services d’un peintre d’un mécanicien, d’un comptable ou d’un avocat alors pourquoi ça ne sera pas comme ca pour tout service qui est financé par l’argent des contribuables.
    À écouté les chefs syndicaux, tous les employés du gouvernement sont tous de bon travaillant alors ils pourront facilement se faire une place dans les entreprises privées qui sous-traiteront tous les services gouvernementaux, et ce, sans aucun problème avec leur expérience et leur connaissance de leur métier.

    Moin d’argent des contribuables, moin de gestions de problèmes et plus de services!!!

  8. Pierre dit:

    Ho Ho Ho le père noël n’existe pas Arrêter de rêver c’est du bla-bla politique uniquement rien d’autre ce n’est pas possible de voir comment nous les Québécois l’ont se fait emplir sans dire un mot Ouvrer vous les yeux cal…e
    Et pour répondre à Anne, comme je peux voir qui est très naïve, regarde sur ta paye pour voir si ton employeur a cessé de te prélever les impôts, et regarde sur tout se que tu consomme voir s’ils t’ont chargé des taxes (Ben oui) Journée en arrêt d’impôts mon œil cela me fait rire sans bon sans
    Ont n’ai vacciné, et ce n’est pas pour rien. Ils ont vraiment réussi à nous endormir
    Pourquoi ne pas faire comme les Français eux au moins lorsqu’il sorte tous dans la rue ils obtiennent se qu’ils veules, exemple 7 semaines de vacances, cégep gratuit, université gratuite et il te paye en plus, congé parental avec un salaire décent, etc., et j’en passe et j’en passe
    Alors ne me faites pas rire avec vos conservateurs ou libéral ou québécois ou, etc., etc.
    Ils ne sont pas meilleurs l’un et l’autre
    La journée ou il va y avoir une personne, qui elle va vraiment diriger notre pays avec de vraies valeurs et dignité et qui va vraiment gérer notre argent sur les vrais besoins et nous redonner la vraie ristourne qui nous est due L’à ont va pouvoir commencer à vivre dignement
    Mais jusqu’a l’à continuer à rêver mes grands rêveurs.

  9. Anne dit:

    @ Pierre

    Votre commentaire me fait particulièrement sourire. La journée d’affranchissement de l’impôt est plus un concept qu’une réalité telle quelle. C’est certain que vous et moi (ainsi que l’ensemble des Canadiens) continuerons à payer de l’impôt cette année. Et nous en paierons aussi l’an prochain!

  10. Maxime Bernier dit:

    @ Simon (commentaire #2),

    Je pense qu’il faut à la fois réduire les impôts et éliminer le plus rapidement possible le déficit. Accroître le fardeau fiscal pour atteindre des objectifs à court terme est une solution inappropriée parce que cela entraîne une réduction du dynamisme et de la croissance économique, et on se retrouve en fin de compte avec moins de ressources.

    Même si je suis d’accord avec vous qu’on ne doit pas faire porter le poids du déficit actuel aux générations futures, la façon appropriée d’éliminer le déficit n’est donc pas d’augmenter les impôts mais plutôt de continuer à favoriser la croissance économique (notamment en diminuant le fardeau fiscal) et en s’attaquant à l’autre partie de l’équation, les dépenses.

    Nous avons un gouvernement qui est encore trop gros et dépense trop et c’est de ce côté qu’il faut faire avancer les choses. Comme l’ont répété à plusieurs reprises le premier ministre et le ministre des Finances, il n’est pas question d’augmenter les impôts. Les dépenses exceptionnelles pour lutter contre la récession ne seront pas récurrentes et il devrait être possible de réduire le budget lorsque nous sortirons de la crise.

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