Moins de dépenses publiques, plus de création de richesse dans le secteur privé
Voici la version française d’un discours que j’ai prononcé hier midi devant une cinquantaine de personnes lors d’un lunch organisé par le Frontier Institute for Public Policy, un think tank de Winnipeg. (Dans la première photo, je suis avec Wayne Anderson, président du conseil du FCPP, et Peter Holle, président.)
Moins de dépenses publiques, plus de création de richesse dans le secteur privé
Maxime Bernier
Frontier Centre for Public Policy
Winnipeg, 19 mai 2010
(Remerciements)
C’est un plaisir d’être ici aujourd’hui avec des amis pour discuter de politiques économiques. Je dis avec des amis parce qu’il n’y a pas si longtemps, en 2005, juste avant que je ne fasse de la politique, j’ai moi aussi travaillé pour un think tank comme le Frontier Centre. J’étais alors vice-président de l’Institut économique de Montréal.
Ces think tanks font un travail extrêmement utile. Il est très important d’avoir des voix indépendantes pour dire les vérités qui choquent dans les débats publics, en plus des groupes d’intérêts habituels.
Une chose fondamentale que l’on apprend rapidement lorsqu’on s’intéresse aux politiques économiques est que pour une raison quelconque, l’État prend constamment du poids. Au cours du dernier siècle, les gouvernements ont grossi pour atteindre des tailles gigantesques. Ils interviennent dans pratiquement tous les aspects de nos vies. Ils cherchent à planifier le développement économique. Ils nous disent si nous pouvons ou non couper un arbre sur un terrain qui nous appartient. Ils essaient de s’occuper de nous du berceau au tombeau.
Nous en sommes venus à une situation où chaque enfant qui naît se voit déjà endetté de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Et si l’on tient compte de tous les niveaux de gouvernement, environ la moitié des salaires des travailleurs dans ce pays sert à financer toutes ces interventions étatiques.
Pourquoi en sommes-nous là? Comme plusieurs d’entre vous le savent probablement déjà, des économistes et des politicologues qui adhèrent à une école de pensée qu’on appelle « l’École des choix publics » ont tenté d’expliquer cette dynamique. Leurs recherches montrent comment certains groupes ont très fortement intérêt à s’organiser pour faire pression sur les politiciens.
Ces groupes de pression veulent des subventions, des mesures protectionnistes, des programmes sociaux plus généreux, des privilèges fiscaux ou légaux, une réglementation qui les favorise ou qui les protège de compétiteurs. Toute faveur obtenue du gouvernement peut leur rapporter des bénéfices considérables.
Bien sûr, c’est chacun d’entre nous qui aura à payer pour ces faveurs. Dans notre cas cependant, le montant que nous devons payer pour chaque mesure n’est pas suffisamment important pour justifier que l’on s’organise pour s’y opposer. Vous ne participerez probablement pas à des réunions et à des manifestations dans la rue pour dénoncer un projet spécifique qui va vous coûter dix dollars. Par contre, le petit groupe de gens qui reçoit 100 millions de dollars a un énorme intérêt à s’organiser.
Il est très difficile pour les politiciens de dire non à ces lobbies. Les lobbies ont les moyens d’influencer les débats, de mobiliser rapidement des appuis et de susciter des controverses dans les médias. D’autre part, on n’entend jamais ce que la majorité silencieuse a à dire, même si c’est elle qui paie la note.
On retrouve donc un déséquilibre fondamental dans les débats politiques. D’un côté, vous avez des bénéfices concentrés dans des groupes d’intérêt qui sont très motivés à faire leur lobbying ; de l’autre, vous avez des coûts dispersés qui retombent sur la société en général.
Voilà comment l’État grossit sans cesse. Voilà comment nous devenons de moins en moins libres. Et de plus en plus dépendants des gouvernements.
Que devrions-nous faire pour renverser cette tendance ?
Une façon de changer les règles du débat serait d’annoncer que l’État va cesser de grossir.
Essayons d’imaginer ce que ça pourrait vouloir dire. On tient dorénavant pour acquis que le gouvernement fédéral est suffisamment gros et que les dépenses n’augmenteront plus. Et je ne parle pas d’une croissance zéro en tenant compte de l’inflation, de l’augmentation de la population ou de la croissance du PIB. Simplement une croissance zéro. Le budget global est gelé.
À partir de maintenant, toute décision du gouvernement doit être prise à l’intérieur de cette contrainte budgétaire.
Chaque nouveau programme gouvernemental, ou augmentation d’un programme existant, doit être contrebalancé par une diminution ailleurs.
Nous n’avons plus de débats sur la générosité toujours plus grande du gouvernement envers tel ou tel groupe, comme si l’argent dépensé appartenait aux politiciens plutôt qu’aux contribuables.
Le centre d’intérêt du débat se déplace vers une détermination de ce que devraient être les priorités : Quelles sont les plus importantes fonctions que le gouvernement devrait accomplir avec l’argent qu’il a ? Cette fonction de l’État est-elle vraiment importantes et devrions-nous lui donner plus d’ampleur ? Si oui, que devons-nous faire moins ou cesser de faire pour laisser le libre marché, les organisations bénévoles ou les citoyens ordinaires s’en occuper ? Les intérêts de la majorité silencieuse sont toujours protégés.
Il s’agirait de tout un changement, vous ne pensez pas ? Un tel engagement à maintenir une « Croissance budgétaire Zéro » pourrait devenir un puissant symbole de conservatisme fiscal, tout comme le consensus en faveur du « Déficit Zéro » l’a été, dans une certaine mesure, jusqu’à l’arrivée de la crise économique mondiale. Les conséquences seraient cependant beaucoup plus profondes.
Cela signifierait que chaque année, la taille relative du gouvernement diminuerait. Cela forcerait les politiciens, les bureaucrates, les lobbyistes, et tout le monde, à arrêter de croire qu’ils peuvent simplement s’accaparer vos salaires à leur profit. Cela voudrait dire plus de liberté grâce à moins d’État. Et à cause de ces contraintes budgétaires, les Canadiens seraient beaucoup plus portés à nous croire quand nous disons que nous ne gaspillons pas leur argent.
Voilà un côté de l’équation pour ce qui est de devenir une société plus prospère : arrêtons de nourrir le monstre. Arrêtons de gaspiller l’argent des contribuables pour financer un secteur public qui a perdu le contact avec la réalité des Canadiens ordinaires et qui est pris dans le cercle vicieux qu’explique la théorie des choix publics.
L’autre côté est celui-ci : comment peut-on générer plus de création de richesse dans le secteur privé ? Il existe bien sûr plusieurs réponses à cela, qui ont trait à la réglementation, à la politique commerciale, à la politique monétaire, etc. Vous en trouverez plusieurs dans les publications du Frontier Centre.
La réponse que je voudrais apporter aujourd’hui concerne l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
Un célèbre juriste américain, Oliver Wendell Holmes Jr., a écrit en 1927 que les impôts sont le prix que nous payons pour la civilisation. Quelle que soit la quantité de vérité contenue dans cette affirmation, nous sommes déjà bien loin de ça. Les impôts et taxes de nos jours sont le prix que nous payons pour avoir une grosse bureaucratie inefficace, qui cherche à intervenir dans tous les aspects de nos vies.
Tant que nous avons des taxes à payer cependant, il faudrait au moins s’assurer qu’elles causent le moins de distorsion possible dans notre économie.
Certaines taxes sont vraiment stupides. La taxe sur le capital par exemple. Le capital est le résultat des investissements ; il sert à augmenter notre capacité productive ; en un mot, à devenir plus riche. Nous avons besoin d’accumuler plus de capital, pas moins. Une taxe sur le capital est contre-productive dans la mesure où elle ralentit l’accumulation de capital, les investissements et la croissance économique. Heureusement, elle a été abolie au niveau fédéral. Et notre gouvernement a fourni des incitations aux provinces dans le budget de 2007 pour que celles qui en ont toujours une l’abolissent graduellement.
Qu’en est-il de l’impôt des sociétés ? On entend régulièrement les tenants d’un État plus gros dire que les entreprises ne paient pas suffisamment d’impôt. Si seulement elles en payaient plus, nous pourrions financer davantage de programmes sociaux et nous pourrions réduire le fardeau fiscal qui repose sur les contribuables individuels.
Même si cette proposition semble attrayante à première vue, elle ne repose sur aucune logique.
Les sociétés ont peut-être une personnalité juridique, mais ce ne sont que des entités abstraites. Elles ne sont, en fin de compte, qu’un faisceau de contrats entre des gestionnaires, des investisseurs et des travailleurs, dans le but de produire certains biens ou services spécifiques. Des faisceaux de contrats ne paient pas d’impôt, seulement des individus paient des impôts. Laissez-moi vous expliquer.
Du point de vue de l’entreprise, les impôts sont un coût additionnel pour faire des affaires. Si vous augmentez leurs impôts, elles devront, pour rester rentables, trouver des façons de réduire d’autres coûts, ou d’accroître leurs revenus.
Comment une entreprise fait-elle cela ? Une façon est de réduire le rendement des propriétaires et des investisseurs. En ce sens, l’impôt sur les bénéfices de l’entreprise devient l’équivalent d’une taxe sur le capital, ou sur le gain en capital. Ce n’est pas l’entreprise qui paie l’impôt, mais plutôt ses propriétaires ou investisseurs. Et comme le capital est mobile, il y a une limite au fardeau fiscal qu’on peut lui imposer. Le résultat, tout comme avec la taxe sur le capital, est que cela finit par décourager l’accumulation de capital et les investissements au Canada.
Une autre façon pour les entreprises de transférer le fardeau de l’impôt sur leurs bénéfices est d’augmenter le prix de ce qu’elles produisent. En ce sens, il devient l’équivalent d’une taxe à la consommation. Ce sont les consommateurs qui le paient, pas l’entreprise.
Une entreprise peut également décider de limiter son utilisation de divers facteurs de production, en mettant des travailleurs à pied, en réduisant leurs salaires, en investissant moins dans de nouveaux équipements, ou en achetant moins d’intrants de ses fournisseurs. Encore une fois, en bout de ligne, ce sont de vraies personnes qui paient l’impôt, soit les travailleurs de la compagnie ou les travailleurs d’autres compagnies avec qui elle fait des affaires.
Dans le monde réel, les entreprises transfèrent le fardeau de l’impôt selon une combinaison de ces différentes façons à leurs travailleurs, leurs consommateurs et leurs investisseurs. Et puisque nous sommes tous, d’une façon ou d’une autre, des travailleurs, consommateurs et investisseurs, nous sommes ceux qui le paient.
Ceux qui croient que l’on peut faire porter une partie de notre fardeau d’imposition personnel aux entreprises se méprennent donc complètement, à cause de leur mauvaise compréhension du fonctionnement de l’économie. Imposer les sociétés signifie en fait imposer les personnes. Mais ce n’est pas tout.
Tout le cycle d’imposition d’un fardeau fiscal aux entreprises, qui deviennent par la suite des percepteurs pour le gouvernement, a lui-même des conséquences négatives. En étant forcées de faire cela, les entreprises deviennent moins efficaces et toutes sortes de signaux et de prix faussés viennent créer des distorsions dans le bon fonctionnement de l’économie.
Personne ne bénéficie de cette situation. Imposer les entreprises signifie imposer un fardeau inutile sur un processus de création de richesse.
Au contraire, lorsque les entreprises sont mieux à même de produire des biens et services, nous en bénéficions tous : comme consommateurs qui en obtiennent plus pour leur argent ; comme travailleurs qui reçoivent un meilleur salaire ; et comme investisseurs qui reçoivent un meilleur rendement.
L’une des politiques adoptées par mon gouvernement dont je suis le plus fier est la réduction de l’impôt sur les sociétés annoncée en 2006 par mon collègue Jim Flaherty, le ministre des Finances. Le taux général d’imposition dépassait 22% en 2007. Il diminue chaque année depuis et sera à 15%en 2012. Le Canada aura alors le plus faible impôt sur les sociétés des pays du G7.
Il est dommage que les partis d’opposition ne comprennent pas suffisamment la logique économique pour appuyer ces réductions d’impôt. Juste la semaine dernière, le chef de l’opposition, M. Ignatieff, a répété que s’il était au pouvoir, il gèlerait les réductions prévues du taux d’imposition et dépenserait plutôt l’argent sur des programmes sociaux. Il s’agit d’une façon très malhonnête d’acheter des votes. On prétend soutirer de l’argent des entreprises, alors qu’en fait on le prend dans les poches de tous les citoyens, comme je viens de l’expliquer ; et puis on prétend être très généreux en dépensant cet argent au bénéfice de certains groupes de pression spécifiques. Comme je l’ai dit au début : voilà comment l’État grossit sans cesse.
Si on devait appliquer la logique économique de façon tout à fait cohérente, nous irions évidemment plus loin et nous nous débarrasserions entièrement de l’impôt sur les sociétés. C’est peut-être irréaliste pour le moment, mais c’est pour cette raison qu’il faut parler ouvertement de ces questions. Nous avons besoin que des groupes tels le Frontier Centre continuent d’intervenir dans les débats sur les politiques publiques. Plus le grand public comprend bien ces principes économiques fondamentaux, plus il est possible d’imaginer qu’un jour, il deviendra politiquement acceptable d’adopter une telle mesure tout à fait cohérente.
Il est également important de comprendre la logique économique de façon à pouvoir répliquer à ceux qui nous accuserons de favoriser les entreprises aux dépens des individus. Réduire l’impôt sur les sociétés est en fait une mesure favorable aux individus, parce que le monde n’est pas divisé entre les individus et les entreprises. Les entreprises sont constituées d’individus. Les entreprises SONT des individus. Le choix est plutôt entre des politiques pro-croissance et anti-croissance.
Nous devons continuer de faire du Canada un leader mondial en restreignant la croissance de l’État et en encourageant la croissance du secteur privé. C’est la voie royale pour devenir une société plus prospère.
Merci.
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We need you for prime minister!
http://www.facebook.com/pages/Maxime-Bernier-for-Prime-Minister/109557872419832?ref=ts
excellent speech mr bernier. stick around for a while, we need the clarity.
Who do you expect to have this open, logical discussion on economic policy with, the half-wits in the Liberal party or the economically illiterate in the NDP and Bloq?
Another thought provoking proposal that the entire electorate can actually understand.
I want to hear politicians talk less about themselves and their priorities and more about the entrepreneurs, the wealth creators, the workers, the tax payers. Everytime I hear politicians talk about what they’re going to do with public funds, I want to shake them and tell them to remember that public funds were created by private enterprise and if they don’t focus on the wealth creators they won’t have any more money to spend.
I want employees to understand that their job security is not a matter of senority but rather solely dependant on the success of their company and in that sense, every employee is not only a tax payer but a wealth creator.
And finally I want the government to uderstand that I want them to cut back on public spending, manage my money the way they would manage their own, and demand accountability and transparency from the beneficiaries of my taxes.
Continue educating the electorate Mr. Bernier. Your approach is working. We, the wealth creators, the tax payers, can understand and follow the logic of how best our government should collect and spend our money, for our benefit, when it is presented without the political self-serving spin.
Maxime is Maxime. This is double talk, and means nothing. Yet it comes at a huge price. He and the political views he advoctes would without qualm, neglect to help the poor, or to support the sick or elderly in order to promote the ridiculous concept of smaller Government and fewer taxes. Read it again, and read it very carefully. Big business already owns the patent on this rhetoric!
I will be surprised if this ever gets printed.
Excellent speech, Mr. Bernier! You have my « vote » for Minister of Finance!
Très bon texte M. Bernier. Vous avez entièrement raison. Un interventionniste étatique monstrueux comme au Québec est néfaste pour les contribuables : taux d’imposition élevé, une dette publique énorme, taux de productivité bas, moins de création de richesse et surtout moins de liberté individuelle. Je suis un conservateur libertarien qui crois que l’État doit intervenir le moins possible dans la vie de ses citoyens. La liberté individuelle est une chose sacrée pour moi mais l’État québécois l’étouffe en ce moment.
J’apprécie votre franc parler. Vous défendez vos valeurs et idées conservatrices avec fierté. On aurait besoin d’un homme de qualité comme vous au Québec. Le poste de premier ministre du Québec, est-ce que cela vous intéresserait?
For a moment I thought given Mr. Bernier’s experience at the Montreal Economic Institute that this might be a well-reasoned, evidence-and economics-driven speech. However if one peels beyond the anti-tax rhetoric one finds a very shallow analysis of modern economics, the costs of business activity, and the real issues affecting service delivery and revenue generation in Canada. It’s this type of one-sided, rhetoric that leads to extreme adoption of economic theory – rather than nuanced approaches that balance theory with pragmatism. The last two years of economic crisis that were born in US anti-regulation efforts are case in point.
There’s no doubt that a competitive tax policy is key to Canada’s economic productivity and economic growth going forward. But cutting corporate taxes completely ignores both the cost of administering business, the infrastructure that citizens do not pay for / nor use, and ultimately the reality of diminishing returns on corporate tax cuts – i.e. going from 18% to 0% will not engender an 18% per rise in employment or investment.
Corporate taxes are but one of the key enablers of business growth in Canada. And with a corporate tax rate that is already significantly lower than most, and almost all, OECD countries, we need to look beyond short-sighted tax cuts and instead look at the key enablers of business activity such as infrastructure investment, competitive wage structures and human resource/skill development to ensure that companies and investors see Canada as a enabler to their business success.
Abolishing corporate tax cuts completely is a misguided policy alternative.
No one can dispute the need for competitive tax policy. Unfortunately Mr. Bernier’s analysis lacks the true « economic logic » that he claims to speak of. A sound policy alternative would focus on the holistic package of economic and skills-focused reforms that Canada needs to implement in order to remain competitive. Instituting a race-to-the-bottom on tax rates will do no one in Canada, neither corporate entity nor individual, any long-term favours.
I can only hope that beyond this rhetoric there’s in fact a much more nuanced and informed version of « economic logic. »
Congratulations, Maxime, you have crossed the threshold where you are attracting opposing comments.
I think it was Mahatma Ghandi who said that first he was ignored, then laughed at, then opposed, then he triumphed.
So, one more step. I’m proud to accompany you on this journey to make sure that the 21st century is Canada’s century.
@Herman: you clearly have no understanding of economics. America’s 2008 fiasco was casued by government regulation, most importantly the federal reserve’s monopoly on money.
Mr. Bernier, you may be getting sick of me saying this, but for all your good talk, you are part of a government that fails to walk the walk. Has your con government not only increased federal spending every year? Is it not complicit in supply management? is it not drafting up legislation that will put Canadians in the slammer for growing some plants in their basement? Please, for all our sakes, take over the CPC.
This blog is a really good idea. In Alberta we may not otherwise hear the text of Mr. Bernier’s speech and that would be a shame. I’m in favor of less government! Thank you.
M. Bernier,
Je suis tombé inopinément sur l’entrevue que vous avez accordée à Christiane Charest à Radio-Canada le 28 mai 2010 et j’aimerais saluer votre courage d’avoir affronter la mauvaise foi évidente des deux autres invitées, Mmes Legault et Petrowski, fières représentantes de notre Haute bourgeoisie de go-gauche Radio-Tralalienne, percevant des salaires dans les six chiffres et nous faisant la morale sur la redistribution des biens dans la société.
Vos idées sont pragmatiques et visionnaires quant à l’avenir des générations futures. Je vous incite à continuer de les exprimer haut et fort!
Et si les vrais réactionnaires étaient ceux qui refusent tout changement, au nom de la religion de la redistribution égalitaire à tout prix, bien sûr, ceux-là même qui se moquent de toute autre opinion que la leur, puisqu’il sont évidemment détenteurs de la vérité, tout le monde sachant pertinemment que la vertu loge à gauche…
Cher M. Bernier,
Faut-il que vous soyez d’une telle arrogance pour proclamer de ratatiner l’État qui a la responsabilité de voir au bien collectif d’une société et soutenir que les entreprises ne paient pas leur juste part en impôt(elles contribuent à peine à 8 % actuellement après avoir empochées les subventions et abris fiscaux de l’état) . Ce n’est sûremnet pas le privé qui va voir au bien collectif (éducation, santé, mesures et services sociaux)de la population car pour le privé le profit passe avant tout pour leurs actionnaires et leurs dirigeants…
Je pense fortement que votre compréhension de l’économie est de diriger la richesse vers les sociétés et les actionnaires les mieux nantis s’appropriant ainsi la richesse des communautés autant régionles, provinciales, nationales.
Donc, créer de la richesse pour mieux exploiter les moins bien nantis et ceux de la classe moyenne qui sont davantage appauvris en étant surtaxés et avec un taux d’imposition à 100%. Vous êtes un tenant de la concentration de la richesse et non de la création de la richesse.(en passant: nous avons connu depuis les années 1990 une croissance économique la plus forte depuis l’après guerre) Vous êtes au service des mieux nantis et de ceux qui veulent à tout prix les profits pour mieux nous exploiter(les pétrolières, cies pharmaceutiques,les banques, les grandes firmes et autres .
Comme nous ne sommes pas nés de la dernière heure, souvenons-nous que le FMI (Fond Monétaire international)disait en 1995 de « faire payer les riches et que les entreprises canadiennes pourraient payer plus d’impôt » et que le gouvernement canadien devrait réduire les avantages fiscaux (2 milliards $ en 91)n’incitant pas les compagnies à investir dans notre pays »
Peut-être devrions-nous privatiser Hydro-Québec, loto-Québec et la SAQ pour faire bénéficier le privé de ces retombées économiques et faire en sorte que le gouvenement du Québec coupe dans la santé , l’éducation, les services sociaux, la culture…!
Nous ferons tout en notre pouvoir pour que vos idées se noient dans l’océan du mépris que vous avez de l’individu et de la collectivité.Continuez de flirter avec ce gratin politique au service de la classe dominante et avec ces chefs d’entreprises n’ayant comme mission que leur profit et le mépris des citoyens.
Si nos gouvernements se tenaient plus debout pour faire payer aux entreprises et au personnes riches leur dû à l’état, nous n’aurions pas ces déficits causés par ces pertes de milliards de dollars en subventions à des entreprises qui font des profits faramineux et dont leurs actionnaires transfèrent dans les paradis fiscaux leurs gains.
M. Bernier,votre rationnel économique conduirait le peuple canadien tout droit à la misère(pauvreté, criminalité,non respect de l’idividu et de nos institutions et à la domination par une classe dominante possédant à elle seule la richesse.J’espère que ce n’est pas votre vision de notre société future!!!
Donald Thibaut
Ville de Québec
Parlant de think tank, je vous en suggère un:
http://c4ss.org/
« Chaque nouveau programme gouvernemental, ou augmentation d’un programme existant, doit être contrebalancé par une diminution ailleurs. »
Mais bien sûr, diminuer l’aide sociale pour augmenter les dépenses militaires, les dépenses policières, les dépenses en insécurité (comme le G8-G20) et subventionner encore plus le sport professionnel!
Bonjour Monsieur Bernier,
J’aime bien lire vos articles et opinions sur votre site internet. Concernant cet article, je crois que le gouvernement dont vous faites partis, ne donne pas l’exemple dans le dossier du gaspillage de 1 milliard de dollar pour la réunion du G20 au Canada. Ça n’a tout simplement pas de bons sens. Je ne comprend pas non plus l’obsession centralisatrice de votre chef M. Harper de faire une commission des valeurs uniques canadiennes alors que plusieurs provinces s’y oppose. Votre gouvernement devrait s’occuper de ces champs de juridiction et modifier le code criminel avec des peines plus sévères pour les bandits à cravates. Un plus petit gourvenement fédéral apôtre de la décentralisation permettra à votre parti de faire d’important gain au Québec et plaira aussi à nos voisins Albertains qui sont de plus en plus comme les Québecois; autonomiste. J’espère que vous vous présenterez comme chef de votre parti à tous le moins pour débattre de vos idées et les faire connaître à tous les citoyens canadiens quand le poste sera ouvert.
Problem in Canada is that socialists own the banks (Ontario teachers pension fund for example) and capitalists slave 15 hours a day to meet the payroll and pay taxes. Like in France everybody wants to be a parasite (that is public servant) but nobody wants to build, produce and sell. That is the best way for Canada to become as prosperous as Greece or Somalia.
I totally agree with you on this and there is no better person than the philosopher Ayn Rand to capsulize my thoughts on this matter:
“The Inverted Moral Priorities,”
The Ayn Rand Letter, III, 21, 3
(About taxation)
« In view of what they hear from the experts, the people cannot be blamed for their ignorance and their helpless confusion. If an average housewife struggles with her incomprehensibly shrinking budget and sees a tycoon in a resplendent limousine, she might well think that just one of his diamond cuff links would solve all her problems. She has no way of knowing that if all the personal luxuries of all the tycoons were expropriated, it would not feed her family—and millions of other, similar families—for one week; and that the entire country would starve on the first morning of the week to follow . . . . How would she know it, if all the voices she hears are telling her that we must soak the rich? »
No one tells her that higher taxes imposed on the rich (and the semi-rich) will not come out of their consumption expenditures, but out of their investment capital (i.e., their savings); that such taxes will mean less investment, i.e., less production, fewer jobs, higher prices for scarcer goods; and that by the time the rich have to lower their standard of living, hers will be gone, along with her savings and her husband’s job—and no power in the world (no economic power) will be able to revive the dead industries (there will be no such power left). »
Interesting discussion. At least there is one.
Scenario 1: Drop corporate income taxes. Leaves a hole in the federal budget which gets picked up by the taxpayer. Profit by the company goes up 15% which goes to the shareholders (who are wealthy enough to own stock) which we hope will reinvest it to create new jobs.
Scenario 2: Drop corporate income taxes. Leaves a hole in the federal budget which gets picked up by the taxpayers. Profit goes up by 15%. Good corporate citizens. Decrease their prices. Causes a period of deflation. Bank of Canada raises their rates to compensate and meet their goals. Anyone with a mortgage or a loan loses. Winner: the banks. Hopefully they will use this money to reinvest and make more jobs. Of course at the new higher interest rate.
I have worked for very large corporations and miniscule ones and the issue of taxation on a corporate level has never come up. You try to make a profit and if you can, the taxation level is an afterthought. You pay your fair due.
Corporate tax rates of 15% of profit which in a decent company nowadays might be 5% of sales would amount to 0.75% of sales. The credit card commisions which you pay to a bank everytime you pay by credit or debit will cost the same company 1.7% -2.0.
Corporate income tax is not the issue. But I agree that the mandate the the government has given itself has grown too large.