L’inflation, un facteur méconnu de destruction de notre prospérité

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8-juin-2010 · 41 commentaires  

Dans mon dernier message vidéo sur les questions monétaires en janvier, je terminais en disant que je parlerais de la cible d’inflation de la Banque du Canada dans le prochain. Pour toutes sortes de raisons, dont les nombreux discours que j’ai donnés entre-temps, je n’ai pas pu le faire. Mais ce matin, c’est justement le sujet que j’aborde dans un discours donné au Economic Club de Toronto, dont voici la version française.

bankofcan L’inflation, un facteur méconnu de destruction de notre prospérité
8 juin 2010
The Economic Club, Toronto
Maxime Bernier, député de Beauce

(Remerciements)

Les politiques monétaires sont l’une des questions les plus difficiles en économie. Mais aussi, je crois, un sujet d’une importance absolument cruciale pour notre prospérité.

Comme vous le savez tous, la Banque du Canada a haussé la semaine dernière son taux directeur d’un quart de point à 0,5%. Beaucoup de spéculation avait été soulevée au cours des dernières semaines à propos de cette décision de finalement hausser les taux après les avoir tenus à un plancher record pendant plus d’un an. Et comme à l’habitude, il y aura beaucoup de spéculation concernant les prochains gestes de la Banque. Jusqu’où ira-t-elle ? Avec quelle rapidité ?

Toutes ces suppositions sur la fixation des taux d’intérêt n’a rien à voir avec le capitalisme et le marché libre ; cela a plutôt à voir avec la planification centralisée et le contrôle de l’État sur la masse monétaire. Dans un marché monétaire libre, le taux d’intérêt serait déterminé par la demande de crédit et l’offre d’épargne, tout comme n’importe quel autre prix dans l’économie.

Le contrôle de l’État sur la monnaie a de lourdes conséquences dont peu de gens semblent conscients.

L’une d’entre elles est que les banques centrales augmentent constamment la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. Au Canada par exemple, selon la définition la plus stricte de la masse monétaire, celle-ci a augmenté de 6 à 14% par année ces douze dernières années. C’est à peu près la même situation dans les autres pays.

Cette création de monnaie à partir de rien a pour effet de déprécier la valeur de notre monnaie et de faire grimper les prix considérablement. Les prix augmentent non pas parce que les entreprises sont avides de profit, ou parce que les salaires augmentent, ou parce que le prix du pétrole augmente. En dernière analyse, seule la banque centrale est responsable d’avoir créé les conditions pour une hausse des prix en imprimant toujours plus d’argent.

La Banque du Canada a une cible d’inflation de 2% depuis une quinzaine d’années. Cela peut sembler minime, un taux d’inflation moyen de 2% par année. Mais 2% de dépréciation année après année, ça finit par s’accumuler. Ainsi, de
1990 à aujourd’hui, l’inflation au Canada a été au total d’environ 45%. Cela signifie que votre dollar vaut aujourd’hui moins de 70 cents si on le compare à celui de 1990.

Comme l’a admis le président de la Réserve fédérale lui-même, Ben Bernanke, l’inflation est l’équivalent d’une taxe. Une taxe parmi les plus insidieuses, qui touche le plus directement ceux qui sont le moins capables de la payer. Cette taxe gruge notre pouvoir d’achat, nos revenus et nos épargnes.

Il est vrai que la plupart d’entre nous obtiennent des augmentations de salaire qui compensent la perte de pouvoir d’achat. Mais tous ceux dont les revenus n’augmentent pas aussi vite que les prix s’appauvrissent.

Plusieurs groupes d’intérêt, y compris les gouvernements, adorent le crédit facile. Il existe un penchant intrinsèque, dans le cadre de la politique monétaire, en faveur de plus bas taux d’intérêt. Mais cela aussi a des conséquences qu’on n’avait pas nécessairement souhaitées.

L’une d’elles est que cela incite les gens à épargner moins, parce que le rendement sur l’épargne est plus bas. Et ils ont plus tendance à s’endetter, parce que le crédit devient plus facile à obtenir.

C’est justement ce qui se passe au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde depuis 20 ans. En 1990, l’endettement total des ménages canadiens en pourcentage de leur revenu disponible était de 90%. Aujourd’hui, ce ratio d’endettement a atteint 144%, un sommet de tous les temps.

S’endetter semble être devenu un mode de vie. Heureusement, la dette publique au Canada se situe à un niveau raisonnable. Mais comme on peut le voir à travers le monde, plusieurs pays tels que la Grèce sont maintenant au bord de la faillite parce qu’ils sont devenus trop dépendants du crédit facile.

L’inflation monétaire crée toutes sortes de distorsions dans les marchés et est également la cause du cycle de booms artificiels et de récessions que traverse notre économie.

Il est devenu très clair que ce cycle n’est pas une faille inhérente au système capitaliste, comme beaucoup de gens le croient. Il est plutôt provoqué par les politiques des banques centrales, comme nous l’ont expliqué il y a longtemps des économistes comme le lauréat Nobel Friedrich Hayek.

Souvenez-vous : nous avons eu la bulle des dotcom à la fin des années 1990. Lorsque cette bulle a éclaté, Alan Greenspan a inondé les marchés de liquidités. Entre 2001 et 2004, la Réserve fédérale a réduit les taux d’intérêt jusqu’à
1%.

Si vous tenez compte de l’inflation, les taux d’intérêt réels étaient en fait négatifs. C’est comme si on subventionnait les gens pour les encourager à s’endetter. Mais on le sait tous: vivre sur la carte de crédit, ça ne peut pas durer indéfiniment!

Nous avons alors eu une autre bulle, qui s’est amplifiée avec l’aide du gouvernement américain. Celui-ci a incité les banques à accorder des prêts hypothécaires à risque et a encouragé ses concitoyens à acheter des maisons qu’ils ne pouvaient pas réellement se payer.

Vous connaissez le reste de l’histoire. Ces prêts ont été transformés en titres et revendus sur le marché un peu partout dans le monde. Les institutions financières à travers le monde qui détenaient ces titres se sont retrouvées en difficulté lorsque des propriétaires sont devenus incapables de payer leur hypothèque et que le prix des maisons a commencé à baisser.

En 2007, cette bulle de l’immobilier a elle aussi commencé à se dégonfler. Et depuis, les banques centrales ont de nouveau abaissé les taux d’intérêt pratiquement jusqu’à 0%. Ça veut dire qu’encore une fois, les taux d’intérêt réels sont négatifs, puisque les prix augmentent plus vite que cela. Les banques centrales ont inondé les marchés financiers d’argent et ont permis aux gouvernements de s’endetter de façon vertigineuse pour éviter une récession.

Il est vrai que la croissance économique semble être de retour. Mais dans quelle mesure peut-elle se maintenir durablement ? Comment les gouvernements et les ménages rembourseront-ils toute cette dette, sinon en coupant dans leurs dépenses ? Certains pays décideront-ils de monétiser leur dette et ainsi d’engendrer une forte inflation ? Avons-nous créé de nouvelles bulles dans d’autres secteurs qui entraîneront une autre récession mondiale lorsqu’elles éclateront ? Et si cela arrive, quelles sortes de plans de relance pourrons-nous adopter si nous croulons sous les dettes ?

Malgré tous ces effets négatifs de l’inflation, la plupart des économistes et des commentateurs semblent croire qu’un peu d’inflation est une bonne chose. Et ils nous disent que la déflation, c’est-à-dire une diminution des prix, serait un désastre pour l’économie. Mais c’est faux.

Commençons par le gros bon sens et ce qu’on peut observer dans notre vie quotidienne. Est-ce que vous, comme consommateurs, préférez acheter des biens qui sont moins chers ou plus chers ? Je pense qu’on connaît tous la réponse à cette question !

Nous sommes tous des consommateurs, et nous en bénéficions tous lorsque les prix baissent. Si nous pouvons débourser moins pour un bien, ça veut dire que nous avons de l’argent de surplus pour acheter d’autres biens.

L’activité économique ne s’arrête pas à cause de ça. Ça signifie simplement que nous pouvons acheter plus de choses avec la même quantité de dollars. Et un pouvoir d’achat plus grand nous permet à tous de jouir d’un plus haut niveau de vie.

En réalité, il n’y a rien de bien mystérieux à propos des conséquences d’une baisse de prix. Pensez aux ordinateurs.

Il y a quinze ans, ils étaient gros, pas très performants, contenaient peu de gadgets et coûtaient beaucoup plus cher qu’aujourd’hui. Depuis, les prix dans l’industrie informatique n’ont pas arrêté de baisser à chaque année.

Est-ce que les gens ont cessé d’acheter des ordinateurs ou ont attendu des années avant d’en acheter un nouveau pour profiter de prix encore plus bas ? Absolument pas. Au contraire, plus les prix baissent, et plus il se vend d’ordinateurs.

Imaginez une situation où les banques centrales ne manipulent plus la masse monétaire. Au lieu d’augmenter constamment de 6 à 14% par année, comme cela a été le cas ces dernières années au Canada, la quantité de monnaie dans l’économie reste fixe.

À chaque année cependant, on devient un peu plus productif. On crée de nouveaux biens et services. On trouve de nouvelles méthodes pour les produire plus efficacement. La technologie s’améliore. Et s’il y a une croissance de la population, il y a aussi plus de gens qui travaillent.

Il y a donc de plus en plus de biens et services disponibles dans l’économie, mais la même quantité d’argent pour les acheter. De toute évidence, les prix vont devoir baisser pour s’ajuster. Si l’économie croît, disons, de 3% par année, alors que la masse monétaire augmente de 0%, il y aura nécessairement une déflation des prix.

Notez bien que dans une telle situation, les entreprises peuvent toujours faire des profits, parce que leurs coûts aussi diminuent.

Ce n’est pas seulement de la théorie. C’est ce qui s’est passé à plusieurs reprises au 19e siècle, à une époque de développement économique rapide. Quand il n’y avait pas de banque centrale et que la monnaie était calculée en quantité d’or ou d’argent métallique.

La déflation n’est pas une menace à notre prospérité. Dans un contexte de quantité de monnaie stable, c’est au contraire le résultat de notre prospérité !

La prospérité, ça n’a rien à voir avec la quantité d’argent qu’on possède, mais plutôt avec la quantité de biens qu’on peut se procurer. Et si l’on peut acheter plus de biens avec la même quantité d’argent parce que les prix baissent, on est plus prospère.

Voilà pourquoi la crainte de voir les prix baisser n’est pas fondée. Et les interventions des banques centrales pour empêcher une baisse de prix pourraient créer plus de tort que de bien à l’économie.

Compte tenu de tout cela, que devrions-nous faire ? Je pense que d’ici quelques années, nous devrons tenir un véritable débat sur le retour à l’étalon-or.

Mais d’ici là, il y a d’autres mesures plus immédiates à discuter, telles que la cible d’inflation de la Banque du Canada. L’entente sur cette cible d’inflation entre la Banque et le ministre des Finance est fixée pour cinq ans et doit être renouvelée l’an prochain, en 2011. La Banque étudie différentes solutions de rechange à la cible actuelle de 2%.

J’ai été très heureux de voir que la Banque a déjà rejeté une suggestion faite dans un rapport du Fonds monétaire international l’hiver dernier d’augmenter la cible à 4%. La logique du FMI est entièrement fondée sur l’idée que les banques centrales devraient avoir plus de flexibilité lorsqu’elles tentent de manipuler les taux d’intérêt et la quantité de monnaie dans l’économie. Selon ce point de vue, si au début d’une crise l’inflation et les coûts d’emprunt sont plus élevés, cela permettra aux banques centrales de réduire encore plus agressivement les taux d’intérêt et de les laisser à un faible niveau plus longtemps si nécessaire pour encourager la consommation.

C’est un peu comme si on cherchait à guérir un drogué en lui donnant des injections de drogue plus fortes. Le problème est justement qu’il y a déjà trop d’inflation et trop de manipulations de la monnaie par les banques centrales. La solution est d’en avoir moins, pas plus.

Une autre des solutions proposées est de cibler l’atteinte d’un certain niveau de prix sur une plus long période plutôt qu’un taux d’inflation chaque année. Ça voudrait dire que si par exemple une année le taux d’inflation est de 1%, la Banque essaierait l’année suivante de faire augmenter les prix de 3% au lieu de simplement revenir à 2%. Elle chercherait à maintenir un taux moyen d’inflation à travers le temps et compenserait les déviations du passé par des déviations en sens inverse.

Laissez-moi reformuler tout ceci différemment selon ma propre perspective. Le taux d’inflation n’était que de 1% l’année dernière. Nous aurions dû déprécier la monnaie de 2% pour être en bonne voie d’atteindre le niveau de prix visé. Donc, cette année, créons encore plus de monnaie à partir de rien de façon à ce que le dollar perdre 3% de sa valeur. Cela compensera pour la dépréciation insuffisante de l’année dernière.

Ça semble absurde ? Je pense aussi que ça l’est.

Si nous devons nous fixer une cible d’inflation, je crois que la solution la plus appropriée et la plus réaliste à ce stade est de la fixer à 0%. Cela diminuerait en effet la capacité de la Banque du Canada de stimuler artificiellement l’économie. Il ne pourrait plus y avoir de taux d’intérêt réels négatifs comme nous en avons en ce moment, puisque le taux officiel de la Banque ne peut pas aller sous zéro. Mais comme je l’ai expliqué, les manipulations monétaires font partie du problème, pas de la solution.

Pour maintenir l’inflation à 0%, la Banque devrait mener une politique monétaire beaucoup plus prudente et ferme. Cela aurait pour effet de réellement préserver notre pouvoir d’achat. Cela préviendrait les cycles de booms et récessions que nous avons récemment traversés. Cela éviterait la distorsion des prix que l’inflation engendre dans toute l’économie. Et cela faciliterait la planification financière des individus et des entreprises, tout en augmentant l’efficacité de notre économie.

En août dernier, le gouverneur de la Banque du Canada, M. Mark Carney, déclarait : « la contribution la plus directe que la politique monétaire puisse apporter à la bonne tenue de l’économie consiste à donner à nos citoyens et citoyennes l’assurance que leur monnaie conservera son pouvoir d’achat. »

Une cible d’inflation de 0% atteindrait exactement cet objectif, en plus d’affirmer clairement que l’inflation en elle-même est quelque chose de mauvais. Qu’il y a peut-être quelques avantages immédiats à déprécier notre monnaie mais que cela apporte toujours des maux à plus long terme.

Un tel changement constituerait un grand pas dans la bonne direction.

Je suis sans doute un rêveur, mais je pense que les questions monétaires devraient être un sujet chaud ! La révision actuellement de la cible d’inflation de la Banque du Canada est un excellent moment pour avoir ce type de débat. J’espère que davantage de Canadiens s’intéresseront aux effets de la cible d’inflation sur notre pouvoir d’achat, notre niveau de vie et, en conséquence, sur notre vie en général.

Merci.

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41 commentaires à “L’inflation, un facteur méconnu de destruction de notre prospérité”

  1. l’Engagé dit:

    La structure du texte est particulièrement dure à suivre, à l’occasion on fait un appel à l’autorité: «Il est devenu très clair que ce cycle n’est pas une faille inhérente au système capitaliste, comme beaucoup de gens le croient. Il est plutôt provoqué par les politiques des banques centrales, comme nous l’ont expliqué il y a longtemps des économistes comme le lauréat Nobel Friedrich Hayek.» Si je connais bien l’économiste en question, je n’ai sans doute pas besoin du discours de Monsieur Bernier, si le ne le connais pas, le fait que l’économiste cité soit titulaire d’un Nobel donne une certaine aura au raisonnement, mais ensuite? Comme savoir si la thèse de cette économiste est contestée, si Bernier traduit bien sa pensée, il faudrait se mouiller un peu plus quand on fait appel à des références.

    Ensuite les raisonnements mêmes sont pour le moins simplistes : «Commençons par le gros bon sens et ce qu’on peut observer dans notre vie quotidienne. Est-ce que vous, comme consommateurs, préférez acheter des biens qui sont moins chers ou plus chers ? Je pense qu’on connaît tous la réponse à cette question !» Plus haut, Bernier a précisément prit la peine d’expliquer combien complexes étaient les questions de politique monétaire. Mélanger nos désirs aux raisonnements n’est sans doute pas la didactique la plus honnête.

    Finalement, les exemples aussi sont particulièrement tordus : «Ce n’est pas seulement de la théorie. C’est ce qui s’est passé à plusieurs reprises au 19e siècle, à une époque de développement économique rapide. Quand il n’y avait pas de banque centrale et que la monnaie était calculée en quantité d’or ou d’argent métallique. » J’encouragerais Bernier à se procurer Germinal de Zola, l’Or de Blaise Cendrars ou la Vache enragée d’Orwell (ce dernier livre est plus contemporain, mais donne malgré tout une idée assez concrète du climat de l’époque auquel se réfère Bernier) de manière à comprendre à quel point la vie sociale, politique et économique était différente au 19e siècle. De toute façon, à l’époque , le rôle de l’État était de réprimer l’agitation sociale qui aurait perturbé «les affaires». L’exemple des ordinateurs est tout aussi pernicieux, alors qu’on sait que l’industrie planifie une certaine obsolescence de ses produits précisément pour inciter les consommateurs à renouveler leur parc, alors que l’on est conscient que des rivières et des territoires entiers en Chine sont pollués à cause des manières préjudiciables à la santé qu’a provoqué la mondialisation et le recyclage des pièces, il est pour le moins saugrenu d’utiliser l’exemple de la baisse des prix des ordinateurs comme une bonne chose.

    En somme, même si l’idée de Bernier est peut-être bonne, elle est présentée par des raisonnements trop simpliste, des procédés rhétoriques maladroits et les exemples, eux, sont particulièrement mal choisie. La structure même du texte devrait être retravaillée, on a affaire à une suite de phrases, il est difficile d’établir correctement la progression des idées.

    En définitive, Bernier veut nous montrer que les problèmes sociaux que nous traversons ne sont pas causés par les distorsions inhérentes au capitalisme, mais à l’interventionnisme de l’État. Il se sert de la politique monétaire comme d’un exemple pour plaider sa cause. S’il est vrai que la politique de la Banque du Canada n’est pas la meilleure, Bernier devra trouver autre chose pour nous convaincre que les torts du capitalisme ne résident pas dans le capitalisme lui-même; à l’aune de son texte, la vie sociale semble réduite à un marché et l’action du citoyen se résume souvent à se cantonner à son rôle de consommateur. Bien des économistes arrivent à expliquer leurs thèses en prenant en compte la dimension plus sociale des impacts des décisions économiques.

  2. Kirby dit:

    This is the first article, speech, blog, anything, I have seen in Canada ever addressing what should be a huge issue.

    Thank you

  3. Jeff dit:

    Absolutely excellent!
    Well thought out and delivered, lets get the debate going in high-gear. It is imperative for all Canadians to re-visit and re-learn about « honest money ». Of course this topic has its simple and complex parts, hence the need for much discussion. One of the most fundamental and core relationships between ALL peoples of ALL walks of life, is their « commercial » relationship, and for any society to prosper and be at peace, this core relationship must be as fair and transparent as possible.
    Thank you for Mr. Bernier for « dreaming » and dreaming big.
    Jeffrey
    ps another serious writer/thinker along these lines is billionaire Hugo Salina Price of Mexico, he has some excellent research on a pragmatic approach for reintroducing gold and silver as honest money to our « so called » sophisticated digitized economies.
    check out http://www.plata.com.mx/mplata/articulos/articles.asp

  4. David Gendron dit:

    Je suis d’accord avec ce discours sur le fond, mais si un député proposait une telle mesure, vous seriez obligé de voter contre…ou de vous abstenir comme Pierre Paradis concernant l’enquête publique.

  5. David Gendron dit:

    @L’Engagé

    « Bernier veut nous montrer que les problèmes sociaux que nous traversons ne sont pas causés par les distorsions inhérentes au capitalisme, mais à l’interventionnisme de l’État. Il se sert de la politique monétaire comme d’un exemple pour plaider sa cause. S’il est vrai que la politique de la Banque du Canada n’est pas la meilleure, Bernier devra trouver autre chose pour nous convaincre que les torts du capitalisme ne résident pas dans le capitalisme lui-même »

    Le capitalisme ne peut pas subsister sans l’intervention de l’État et le libre-marché est son pire ennemi.

  6. chevymo dit:

    Maybe the text I read, and re-read, in english is clearer than the french text dissected by l’Engagé … but I was well able to follow the logic of the argument presented and find that it is once again a common sense explanation of what could be an intimidating subject.

    Thank you Mr. Bernier for putting this discussion into terms that most people can understand. I agree that it is a subject that should be discussed and understood by ordinary people such as myself who are concerned with personal and collective security.

    It’s our money that is being artificially manipulated and adjusted and we must be aware of the consequences of every actions taken, as it has a very real effect on every aspect of our lives. Merci.

  7. JO dit:

    Mr. Bernier, MP

    Just want to say thanks for this most excellent article. You show tremendous knowledge on this critical subject. Please spread the word as much as possible. You appear to lean on Austrian principles as I do. As someone who has spent my entire career in financial services in retail banking and compliance positions, i can tell you i am even more worried about the global economy now than I was in 07. Having spent about 2 hours / day following the economy/markets almost everyday since the age of 12, I have not been as scared as I am now. I am no perma bear either ! The foundation of the economy is rotten…most of what people percieve as the value of assets/incomes has been grossly inflated thanks to the build up of the greatest mountain of debt the world has ever seen. Unfortunately, most contracts are based on nominal/stated values. It is concerning to envision, in 2013-2020, the average homeBUYER (not homeowner) of 03/04 onward facing a home that is probably 30 % below what they paid with a copy of the renewal letter from the bank which could offer a renewal that will increase the monthly by hundreds of dollars/month…all in all, this has the makings of a major economic catastrophe. The use of heavily subsidized mortgages (CMHC of course!), artificially low rates, and other interventionist tactics to inflate a debt bubble using, of all things, our homes is a cruel joke on most citizens..a scheme which will make Madoff’s farce seem like child’s play..maybe you can do more on how CMHC/NHA policy distorted our economy sometime. As i say, all great credit inflations are a fraud on the people. Anyone with a grade 8 math class can see where the system ends as the rate of debt/money exceeds GDP consistently and signficantly. To make matters worse,the sudden austerity religion making the rounds and being implemented in large areas of the world seems to make another deep recession all but inevitable. Many countries do have major structural issues and a history excessive debt/spending, but i hope we never get forced into austerity to bail out bad trades at the banks. What a fraud.

    That said, at the most fundamental level,monetary policy is a root cause of our current and future economic malaise. Government interference/manipulation of markets always ends in tears. It always encourages bad behaviour and poor decisions. I find it galling that Governor Carney and Mr. Flaherty make these comments about « maintaining confidence » in our money and « preventing housing bubbles » yet take actions which do nothing but create more wealth destruction. What do you expect with people who allow banks to run the greatest debt counterfeiting operation ever seen (kee 6-7 cents in real money on hand and magically create $ 1 in interest earning debt – what a system !), and who purposely target the prudent by holding short term rates below the rate of inflation (in my view, i look at it as net growth of money/credit, not CPI – in the US, they have rising real rates I would argue, we should be there in Canada within 24 months).

    Anyway, keep up the good work.

    Cheers
    JO

  8. Frank dit:

    Once again, you are spot on. This really should be a hot topic among Canadians and we have the opportunity to be world leaders in setting monetary policy – setting an example of common sense and of free market prosperity, unhindered by state manipulation. Keep going Mr. Bernier, keep going!

  9. Roy Eappen dit:

    Always interested in what you have to say Maxime. Thanks for speaking out.

  10. S Dubé dit:

    In the same line of thought see this comment by Ron Paul: http://www.lewrockwell.com/paul/paul675.html

    Monsieur Bernier: N’êtes vous pas inquiet, dans le contexte actuel, que le Canada n’a aucune réserve d’or alors que la plupart des banques centrales de plusieurs pays comme l’Inde et la Chine (et plusieurs pays européens) en sont a refaire les leurs?

    SD

  11. Dennis_F dit:

    Yes, as I mention on my own blog, Mr. Bernier appears to be a disciple of the Austrian School of Economics, and a rather independent-minded member of a party that is often accused of not allowing independence of thought. In that regard, well done!

  12. Shawn dit:

    I’m incredibly impressed to see this pressing issue being discussed at all by anyone in government.

    Now that I think about that statement, though, I think that’s particularly telling about the current state of politics.

    In any case, I would suggest that there is generally a correlation between government overspending and monetary inflation, so maybe eliminating the budget deficit would be a good start?

  13. Adam Smith dit:

    Inflation, the Underrated Destroyer of Prosperity

    How refreshing to have a Canadian conservative MP Maxime Bernier talking of the central bank manipulating interest rates.

    To say that if the money supply does not grow more the economy will not grow is insanity.
    How about making your self a nice garden and my job will be to print paper and act as a consumer.
    I will ask you to give me your production in exchange for nothing.

    Lets call this a stimulus package.

    MR Bernier you don’t have to go back in history suggesting Gold. It was not much better.
    The Romans use to debase Gold until it was 1% of its original valuation.
    Money can only be a claim on goods otherwise we are being cheated. What they are doing is conveniently called « Quantitative Easing » so that most people do not understand that it is counterfeiting.

    So called « Inflation target » could just as well be called « the cheating target ». It’s the amount of valueless money in circulation above the preceding period.I do no agree with Maxime on a gold standard since we do not need to have a medium with an intrinsic valuation. We are not buying gold when we trade goods; we are buying the production unit(s) that the underlying medium represents. I realize the argument that Central banks can not print gold but Gold would be a non necessary additional cost and a waste of human energy.

    If I trade an equal value of milk against orange juice why should anyone dig for Gold to make this trade hapen?

    An honest medium will do just fine.
    Should Africa suddenly find a huge amounts of gold,would it make sense that suddenly it would become one of the richest country in the world with one of the smallest GDP excluding Gold?

    However,Maxime is definitively on to something. We need a new independent way to stop the issuing of excess currency over and above the real productivity and as far away from the corrupt political agendas.

    Lets face it the only reason Governments love inflation is because they can pay the so called public debt in the future with a devaluated currency.

    Politician’s can purchase vote, talk about stimulus, subsidies for malinvestment, talk of changes and miracles all day long but at the end of the day there is no free lunch.

    A) We will soon pay and they will postpone and cut the free ride or:
    B) We will get more devaluation (the invisible taxation)which they will love to call price increase.

    Guess what they will choose.

    Maxime keep it up you are getting closer.

  14. Bruce Annan dit:

    Amen, and thank you again for your courage. I am amused each month by the StatsCan « core inflation rate », which sets aside the price of food, energy and other things people actually have to buy to tell us « all is well ».

  15. Jean-François Landry dit:

    Par ces affirmations, Monsieur Bernier remet en question des décennies de recherche et d’analyse économique qui ont fixé à 2% la cible optimale d’inflation au Canada.

    Les affirmations de M. Bernier sont intéressantes si on les analyses une à une.

    1) Il mentionne qu’une cible à 0% empêcherait les taux d’intérêt réels de devenir négatifs. Par contre, n’est-ce-pas ces taux d’intérêt réels négatifs (combinés aux mesures fiscales expansionnistes) qui nous ont permis de s’extirper de la récente crise économique? Même que ces taux d’intérêt réels négatifs n’ont pas été suffisant et la Banque du Canada a dû prendre d’autres mesures exceptionnelles comme assurer le maintien du taux d’intérêt à ce niveau à moyen terme.

    2) Il affirme qu’une cible d’inflation à 0% maintiendrait le pouvoir d’achat des canadiens. Or, à moins de garder son argent sous son matelas ou dans un compte courant à la banque, le taux d’intérêt de n’importe quel actif financier inclus les attentes d’inflation. La réduction de la cible d’Inflation de 2% à 0% n’aurait comme conséquence que de diminuer la plupart des taux d’intérêt de 2%.

    3) Il affirme que cela préviendrait les cycles de booms et récessions que nous avons récemment traversés. J’aimerais bien savoir comment une diminution de l’inflation à 0% modifierait le comportement et les risques excessifs pris par les banquiers à Wall Street et qui ont conduit à cette crise. S’il parle de la bulle immobilière causé par des taux d’intérêt gardés à un niveau trop bas par Mr. Greenspan, la cible à 0% n’aurait pas eu d’effet sur la décision du gouverneur de la Banque Centrale Américaine à long terme.

    4) Il mentionne que cela éviterait la distorsion des prix que l’inflation engendre dans toute l’économie. Contrairement à une taxe, l’inflaiton ne crée pas de distorsion car elle affecte plus ou moins tous les biens en même temps. Au contraire, elle agit comme lubrifiant dans les rouages de l’économie en équilibrant les prix réels des biens et services qui sont souvent rigides (e.i. Le bien A dont la demande est faible mais dont le prix est rigide restera au même prix durant plusieurs années alors que les autres biens dont la demande demeure constante verront leur prix augmenter grâce à l’inflation. Le prix relatif du bien A par rapport aux autres diminuera donc).

    5) Il mentionne finalement que cela faciliterait la planification financière des individus et des entreprises, tout en augmentant l’efficacité de notre économie. Or, une cible constante (que la Banque du Canada a atteint en moyenne durant les dernières années) a justement pour but de faciliter la planification financière en fixant les attentes d’inflation à un niveau connu.

    L’efficacité de l’économie est certainement meilleur avec un bas niveau d’inflation qu’avec une inflation nulle. L’inflation permet d’atténuer les rigidités au niveau des salaires (dues aux syndicats par exemple) si jamais la demande pour un type de travailleur diminue.

    Par exemple, pour contrer le déficit, il serait très difficiles de diminuer le salaire des fonctionnaires en raison des puissants syndicats du secteur publique. Par contre, en gelant les salaires du secteur publique et grâce à l’inflation, on paie relativement moins pour les services publiques ce qui permet d’épargner un montant qui peut être utilisé pour financer la dette publique.

  16. Robert dit:

    Great article Maxime, hopefully the message spreads :)

    The savers are being robbed to prop up this phony economy!

    Robert,
    Vancouver, BC

  17. Adam Smith dit:

    Jean-François Landry

    « n’est-ce-pas ces taux d’intérêt réels négatifs (combinés aux mesures fiscales expansionnistes) qui nous ont permis de s’extirper de la récente crise économique? »

    La crise a plutot ete cause par ce genre de taux d’intérêt réels négatifs. La banque central a fausser les taux naturel qui eux auraient monter avec le risque et la demande excessive. Un marche libre normal non contole aurait ralenti la surchauffe et une consolidation naturel aurait assainie l’economie. Une persone normale ne prete pas son argent a 1% quand le risque augmenre elle exige un retour sur ses epargnes en fonction de ce risque. Ce n’est pas de stimuler l’economie que de baisser les taux artificiellement c’est plutot encourager le mal-investissement et la speculation debil.
    .
    Les banques central dans leur grande sagesse ont envoye un tres mauvais signal au emprunteur et contribue a une bulle financière.

    Nous ne sommes pas encore extirper de la récente crise économique.

    C’est plutot un mirage. Dette = stimulus = 0 Ca va fondre.

    La banque central repare une probleme de credit avec plus de credit.

    Ils sont maintenant prit a leur propre jeux de manipulation des taux. La dette est a tel point que la moindre hausse et ca bascule.

    Oublions John Maynard Keynes la levitation est plus credible.

  18. Guillaume dit:

    Wow, Bernier se dépasse, qui l’eût cru? C’est un goldbug maintenant!

    Alors que de nombreux économistes sérieux proposent d’hausser les cibles d’inflation à 4 ou mêm 6%, histoire de se sortir d’une spirale d’endettement insupportable, Bernier propose de revenir à l’équivalent de l’étalon-or, gage certain de déflation et d’esclavage aux dettes. Oui l’inflation est une taxe, mais c’est une taxe sur les rentiers s’asseyant sur leur fortune, pas sûr la production!

    Incroyable, j’espère que ça le disqualifie de toute fonction officielle jusqu’à ce qu’il renie ses propos!

  19. l’Engagé dit:

    J’ai pourtant entendu ailleurs que la crise était le résultat de la sur-capitalisation de l’économie, ce n’est sans doute pas le bon terme, mais du système par lequel la valeur boursière de l’économie était «valait» virtuellement plus que l’économie «réelle», ce qui faisait que les acteurs de la finances détenaient désormais un rôle disproportionné dans la marche économique du monde; le moindre soubresaut du marché risquant désormais de créer un effet domino.

    Cette tendance lourde, doublée de la mondialisation et de la dérèglementation, pousse les milieux d’affaires à provoquer des gains financiers sans produire de la richesse, ce qui encourage la création de produits complexe et hautement spéculatif.

    La mainmise de ces financiers sur nos industries et sur notre système économique est telle, que les gouvernements sont à leur merci, ce qui induit encore moins de tentative pour réglementer ce qui devrait l’être. La cupidité semble avoir fait le reste…

    Je vois donc mal le rapport avec l’inflation là-dedans, les spéculateurs disposent déjà de leviers d’emprunts sans intérêts pour certaines de leurs opérations très complexes, comment Bernier, comme adepte du libertarianisme peut-il conjuguer son laisser-faire avec la nécessité d’instaurer une capitalisation boursière plus cohérente?

  20. Charles Martineau dit:

    Super comme article M. Bernier. Il faut plus de Austrian economic minds à Ottawa!

  21. Dorien Caron dit:

    Bravo Mr.Bernier, vous êtes sur la bonne voie, il faut laisser le libre marche établir les taux d’intérêts ou les redevances s’il y a lieu et aussi et surtout il faut arrêter de créer l’argent dette par les banques et établir le système du crédit social de Clifford Douglas

  22. Ottawan dit:

    Keep up the good work Mr. Bernier!

  23. Steven Stella dit:

    Rub my eyes…. I had to re-read your blog Mr Bernier . I did not think there were any Canadians in parliament who believed in the Austrian economic philosophy . What a refreshing read. There is some hope for Canada. I hope you can teach other members of Parlament ( and Carney ) real economics before the Keynesian model Canada and G20 practice reaches its final chapters and destroys our country. I also follow Mark Faber, Peter Schiff and family, Ron Paul, The works published at mises.org , Jim Rogers to name a few. I now have you bookmarked and will study . Thumbs Up ^ . Looking Fwd to your next post.

  24. Adam Smith dit:

    « le résultat de la sur-capitalisation de l’économie, »

    Absolument mais pour une telle surcapitalisation il doit y avoir eu un excès de credit.
    Je pense que dans le passe Pre-Greenspan il n’y avait pas de tel surchauffe car on ajutaient les taux bien avant.

    En genearl les Banques Central sont suppose etre independante mais aucun politicien ne veux avoir une recession durand son mandat.

    http://media.artdiamondblog.com/images2/MoneySupplyGraph2009-08-12.gif

  25. Pierre-Olivier Bastien-Dionne dit:

    Je crois aussi que l’étalon or peut ramener de la stabilité dans le marché banquaire. Mais une meilleure solution serait probablement de déréglementer le système banquaire complètement, comme vous avez fait pour les télécom. Le free banking a été très peu discuté, pourtant c’est la système qui limite le plus les crises banquaires, le système le plus stable. Les banques canadiennes ont historiquement été moins réglementées que les banques américaines, et c’est ce qui leur a permis de résister admirablement à la grande dépression. Aucune banque canadienne n’a fermé ses portes de 1929 à 1945, contrairement à des centaines de banques américaines à cette époque. La théorie de la banque libre est exposée par George Selgin, et je crois qu’il vaut la peine de s’en inspirer. Le système banquaire est un des sujets les plus complexes en économie, il vaut la peine de bien évaluer les possibilités avant de poser des gestes concrets.

    le livre
    http://oll.libertyfund.org/index.php?option=com_staticxt&staticfile=show.php%3Ftitle=2307&Itemid=99999999

    le podcast de econtalk
    http://www.econtalk.org/archives/2008/11/selgin_on_free.html

  26. Rarn80 dit:

    I didn’t think we had a single MP in Canada that was honest and that really cared about our economy. Maxime, you could make me switch to a Conservative voter if you replace Harper. The Financial Post is doing a great job getting your opinions out there. Keep at it! This country NEEDS you and more like you!!!

  27. David W. Lincoln dit:

    Given that Andrew Coyne came out swinging against this speech on Thursday’s « At Issue » panel, might I suggest that this speech stands on the shoulders of various predecessors. This way, the fight isn’t just Maxime, and allies, going on offense, but Maxime standing on the shoulders of the Austrian school of economics (as communicated in « 75 years of funny money » and « Keynesian Contagion », both of which appeared in the Financial Post) plus allies.

    Keep it up, Maxime, and frankly as long as there are allies who are communicating what you communicate, directing attention to them would appear to be the mark of a statesman. After all, why the need to reinvent the wheel? As long as what is said is the truth, does it really matter who says it?

  28. M dit:

    99% of the time, I’ve only heard politicians talk about how to spend money. This is the first time I’ve ever heard any politician in Canada talk about economics in a way that made sense.

    I sincerely hope this man is running for the Prime Minister’s position some day. I have never heard of him before. But I shall memorize his name and try to keep track of him & his efforts in getting his message out.

    I hope he writes a book on his ideas explaining the situation just as he did in his speach. Unfortunately very few people even understand anything about central banking, fiat money and how this racket works.. and where its going to lead us all eventually. I suspect its in the interest of those running the system to have nobody understand how the system works.

    Please keep up your good work Mr. Maxime.

    M from Mississauga

  29. Sébas dit:

    Excellent M. Bernier !!!

    *

    En passant, saviez-vous que depuis mai 2001, la Banque du Canada exclut les éléments suivants dans son calcul de la hausse des prix:

    « Le nouvel indice de référence exclut les huit composantes suivantes des 54 que compte l’IPC global, soit les fruits, les légumes, l’essence, le mazout, le gaz naturel, le transport interurbain, le tabac et les intérêts sur les prêts hypothécaires »

    Source:
    «Une nouvelle mesure de l’inflation fondamentale»
    http://www.banqueducanada.ca/fr/revue/2001/macklemf.pdf

    Et après, ils (i.e. les ‘experts’: haha!), nous disent de faire ‘confiance’ aux chiffres « officiels » du gouvernement ?

    ***

    Par contre, et comme d’autres l’ont dit, l’étalon-or n’est vraiment pas ‘la’ solution. Seule une politique monétaire LIBRE de toutes interventions de l’état (ou d’un ‘roi’), peut fonctionner à long terme, car c’est la seule -monnaie/politique- qui n’est pas manipulable. Martin Masse (Blogue: Québécois Libre), Mark Faber, Peter Schiff, Ron Paul font fausse route avec cette idée (qui est géniale, qu’en apparence).

    La seule loi constitutionnelle entourant la monnaie qui est vraiment saine ?

    Ça ressemblerait à ça:

    «LES monnaies (ou étalons d’échanges) doivent être 100% basées sur de MULTIPLES étalons… non-inventables, non-falsifiables, pour que personne (état ou individu), puisse manipuler ou contrôler, LES valeurs de CES étalons.»

    Il y a vraiment des dizaines et des dizaines d’exemples dans l’histoire pour démontrer que l’étalon-or/argent (uniquement), est manipulable par des ‘rois’ ou politciens. L’esprit humain est tres inventif (autant pour faire le bien que le mal), et surtout, loin d’être parfait. Il faut donc tenir compte de la nature humaine, si nous voulons enfin sortir l’humanité de l’asservissement des politiques monétaires… manipulables par quelques ‘puissants’ !

    Toute autre solution est soit hypocrisie ou inconscience.

  30. Sébas dit:

    Le réel taux d’inflation devrait refléter l’augmentation réelle de la masse monétaire (i.e. le m3), soit la :

    «quantité de monnaie en circulation dans l’économie. Au Canada par exemple, selon la définition la plus stricte de la masse monétaire, celle-ci a augmenté de 6 à 14% par année…»

    ***

    En passant, ma solution est LA solution par excellence d’un véritable libre marché.

    L’étalon-or ne respecte pas tous les principes du libre marché… libre des manipulations de l’état.

    Me semble qu’on comprend ces principes -au complet- et leurs bénéfices, ou non.

  31. Guillaume dit:

    Si je me fie aux commentaires, les barbares sont vraiment aux portes de la civilisation. Votre défense du libre-marché sans contrainte comme idéal universel (non comme moyen de se rendre à nos fins) et vos pseudo-théories de la mécanique monétaire sont absolument ahurissantes. Ce n’est pas très loin du genre de rhétorique que les communistes avaientj en passant. Vous me semblez être une genre de créditistes inversés, avec le même genre de théories crackpot et, je l’espère, le même genre de perspectives électorales.

  32. Sébas dit:

    @ Guillaume:

    C’est tout le contraire…

    Le systême monétaire *actuel* est 100% inspiré par les adeptes de Marx et de Keynes.

    A lire (et surtout: à comprendre):

    «Crise financière: les partisans de Friedman se rangent du côté de Marx
    par Martin Masse»

    http://www.leblogueduql.org/2008/09/crise-financire.html

  33. Sébas dit:

    @ Guillaume, ca vaut vraiment la peine d’écouter ça (It’s in english), pour comprendre notre systême monétaire:

    «Second Look at the Federal Reserve by Edward Griffin»

    http://video.google.com/videoplay?docid=-8484911570371055528#

  34. l’Engagé dit:

    Ce que Guillaume dit eu égard aux communistes, c’est que l’on se croirait dans la rhétorique des pays de l’Est à l’époque totalitaire, il assimile la barbarie au fait de tomber dans ce conformisme impitoyable.

    Marx et Keynes sont encore tout à fait légitime et ce n’est pas parce que Marx a écrit le manifeste du PC que son analyse, Le Capital, est fausse pour autant.

  35. Adam Smith dit:

    Did the the Maestro not say that everything was fine?
    http://www.lewrockwell.com/mcmaken/mcmaken132.html

  36. Sébas dit:

    Marx n’a JAMAIS compris que ce systême monétaire… c’est comme faire *pousser de l’argent dans les arbres*.

    Il n’a fait que dénoncer/expliquer les symptômes de ce systême.

    Depuis 3 siècles, CE systême monétaire est LA PIRE ABOMINATION que l’humanité a connu… sur le plan terrestre.

    - C’est CE systême de fausse monnaie qui conduit aux grands ÉCARTS DE RICHESSE que nous subissons tous.

    - C’est CE systême de monnaie étatique qui conduit aux grandes concentration de richesse que nous observons.

    - CE systême, à terme, tue TOUT libre marché.

    - CE systême de monnaie pyramidale, permet -à terme- à ceux qui en détiennent les leviers, de TOUT acheter, de TOUT contrôler.

    - CE systême de monnaie EST le responsable principal de l’inflation, i.e. perte de la valeur constante du pouvoir d’achat de cette monnaie et non (comme disent faussement trop d’économistes marxistes/keynésiens); «la hausse des prix» (sic), et cela est la PIRE taxe, car elle est quasi invisible.

    - CE systême n’est jamais dénoncé par ceux qui veulent toujours plus d’inteventions de l’état dans nos vies, et par ceux qui adorent les «économies planifiées et centralisées».

  37. David W. Lincoln dit:

    This looks like help from the other side of the pond: http://www.publications.parliament.uk/pa/cm201011/cmhansrd/cm100608/debtext/100608-0017.htm#10060863000117

  38. Simon L. dit:

    D’un côté M. Bernier nous parle du danger d’avoir un peu d’inflation comme aujourd’hui et ensuite il nous parle du prix des ordinateurs et autres produits technologiques qui diminuent?!?!

    Sérieusement, qui peut bien prétendre aujourd’hui que l’inflation vient en gros du fait que notre porte-monnaie est gonflé et qu’il y a insuffisance de produits?

    En 2000, il y avait début de déflation, moins intéressant d’investir, peu de profits en vue. En rachetant leurs obligations, les Banques centrales ont diminué le taux d’intérêt jusqu’à 1%. Ensuite, dès qu’il y a eu un début de boom, les Banques centrales ont augmenté une dizaine de fois le taux, et ce sans menace d’inflation galopante. Il arriva ensuite que les investissements déclinèrent, hausse du chômage, incapacité de rembourser… Avec un taux de base à 5%, ça prend 14 ans pour que la dette double ajoutez à ça 2-3% pour le taux sans risque préférentiel(d’ailleurs une loi devrait obliger qu’il ne soit que de +2), nous avons un bon max de 8%! Alors si l’augmentation de la richesse, soit du PIB actuel(incluant l’inflation) est de moins de 11%, où est l’intérêt de continuer d’investir?

    J’aimerais aussi savoir comment rembourser les frais d’intérêts, surtout s’il n’y a pas de création monétaire? En gaspillant plein de ressources pour chercher, extraire, raffiner et réenfouir de l’or? Come on, pk pas des roches lunaires à la place?

    C’est la raison pour laquelle on permet aux banques secondaires d’avoir un très bas fond de réserve pour créer de l’argent. Ce nouveaux crédit, basé sur la capacité de production du pays, appartient à la population. Malheureusement, les banques s’imaginent qu’ils en sont propriétaires.

    Les banquiers sont déflationnaires en matière d’argent(il ne doit pas y en avoir trop). Mais leur mécanisme avec l’intérêt est inflationnaire en matière de prix.

    Devant ce problème de permis créé tout croche, on se retrouve dans la dèche et se tourne vers le gouvernement qui en profite(sous prétexte de nous aider) d’augmenter son champs de pouvoir avec ses dépenses pour ses favoris, tout en créant des ministères et programmes couteux, des commissions burlesques, bref du gaspillage, tant monétaire qu’humain.

    Une solution très simple, devant tant de produits en suffisance, serait de donner un minimum vital à tous(fruit du progrès), tout en augmentant le fond de réserve des banques. Comme ça, pu besoin de taxer, nationaliser et de nous archiver à outrance. Le gouvernement se retrouvera à son rôle minimum pour nous protéger.

  39. Derek dit:

    Great job Maxime!

    I agree with you 100%, please try to bring more attention to this issue and keep on discussing it. We need more people with these types of ideas in parliament.

  40. Patrick McMullen dit:

    On fait face à une inflation sectorielle, le pain, le prix des maison ont doublé de prix en 10 ans(on ne parle pas de 20%, mais de 200%), le prix du pétrole en 2008 a presque fait chuter l’économie « mondiale ».

    Sinon les prix des voitures sont totalement inchangés(toujours une belle arnaque) quand tu vois qu’il coupe 8000$ sur un pickup, yen faisais-tu de l’argent pas
    a peu près avant?!!

  41. Robert dit:

    Ma question pour Mr Bernier est de savoir qu’adviendra-t-il de notre dollar canadien apres la mort certaine du dollar americain et de l’euro?
    Malgre les apparences, les graphiques de $TSX, $USD, $XEU sont en train de flasher les lumieres d’ambulance, alors on fait quoi Mr Bernier?
    Allez y, dites nous quoi faire! Hummmm….

    Voici la reponse: il n-y-a rien a faire Mr Bernier, cette crise est notre crise finale. Le design est deja fait d’avance. Tout pointe vers une chute de tous les indexes, inclusivement l’or, tres prochainement, alors ne perdons pas le temps avec des discussions. Discutons plutot quoi faire durant la crise.

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