Le blogue de Maxime Bernier Député de Beauce 2014-08-15T18:01:17Z http://www.maximebernier.com/feed/atom/ WordPress maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Revue de presse : Comment reprendre notre place au sein du Canada]]> http://www.maximebernier.com/?p=3110 2014-06-12T19:36:11Z 2014-05-26T00:22:20Z newpapers Mon discours de la semaine dernière sur « Comment reprendre notre place au sein du Canada » a suscité plusieurs reportages, commentaires et éditoriaux. En voici une liste des principaux dans les deux langues :

Joël-Denis Bellavance, « Le Québec doit cesser de ‘quêter’, dit Maxime Bernier », La Presse, 20 mai 2014.

Alain Laforest, « Propos de Maxime Bernier : Le Québec se défend de «quémander », TVA Nouvelles, 20 mai 2014.

Alain Laforest, « Ottawa demande au Québec de lui réclamer moins d’argent », TVA Nouvelles, 20 mai 2014.

Martin Croteau, « Levée de boucliers contre la sortie de Maxime Bernier », La Presse, 20 mai 2014.

Guillaume Bourgault-Côté, « L’anglais fait partie de l’identité québécoise, dit Maxime Bernier », Le Devoir, 20 mai 2014.

La Presse canadienne, « Québec doit cesser de « quémander » à Ottawa, selon Maxime Bernier », Radio-Canada, 20 mai 2014.

André Pratte, « M. Bernier a raison », La Presse, 21 mai 2014.

Stéphane Dion, « Un mauvais goût idéologique », La Presse, 22 mai 2014.

Pierre Jury, « Bernier et le Québec », Le Droit, 21 mai 2014.

Maxime Laporte, « On peut se passer aussi bien de sa démagogie que de ses Jos Louis », Le Soleil, 25 mai 2014.

Guillaume Bourgault-Côté, « Maxime Bernier, un penseur apprécié », Le Devoir, 24 mai 2014.

Johanne Marcotte, « À Maxime Bernier : Vous ne me choquez pas du tout! », Le blogue de Joanne Marcotte, 20 mai 2014.

Regys Caron, “Ottawa wants Quebec to wean off equalization,” Sun News, May 20, 2014.

Melanie Marquis, “Trudeau would reignite Quebec’s sovereignty flames, Maxime Bernier says,” The Canadian Press, May 20, 2014.

Allan Woods, “Maxime Bernier urges Quebecers to embrace Canada,” Toronto Star, May 20, 2014.

Rhéal Séguin, “Oliver sees chance for economic reform in Quebec’s new government,” The Globe and Mail, May 20, 2014.

Andrew Coyne, “Maxime Bernier hammers home truths about Quebec,” National Post, May 21, 2014.

Barry Wilson, “Maxime Bernier’s common sense for Quebec,” CTV New Montreal, May 23, 2014.

Stéphane Dion, “Why Maxime Bernier is consistently wrong,” Huffington Post Canada, May 22, 2014.

Editorial, “Slurs taint Conservative plea to Quebecers to embrace federalism,” Toronto Star, May 22, 2014.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Comment reprendre notre place au sein du Canada]]> http://www.maximebernier.com/?p=3099 2014-06-12T19:27:53Z 2014-05-20T11:27:34Z drapeau_quebecois Voici le texte du discours que j’ai présenté ce matin à Montréal devant un auditoire du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec.

Comment reprendre notre place au sein du Canada

Maxime Bernier, député de Beauce

Probablement comme la plupart d’entre vous, j’ai eu l’impression, en analysant les résultats de l’élection québécoise du 7 avril dernier, que le Québec vient d’atteindre un point tournant dans son histoire. Dans une campagne aux accents référendaires, le Parti québécois a subi sa pire défaite depuis 1970 et les deux partis fédéralistes ont obtenu les deux tiers des voix. Les Québécois ont clairement dit non, encore une fois, à la séparation du Québec et oui à la stabilité au sein du Canada.

Depuis l’élection, les médias ont consacré beaucoup d’espace à la question de savoir si le Parti québécois a un avenir et comment il pourra de nouveau convaincre les jeunes d’adhérer à son option. Compte tenu du résultat de l’élection, il y a une question bien plus pressante et pertinente à laquelle il faut répondre, et qui n’a pratiquement fait l’objet d’aucun débat : comment allons-nous, nous les Québécois, reprendre notre place au sein du Canada?

imagescae34dm8 En tant que politicien québécois sur la scène fédérale, c’est un débat qui me concerne bien sûr directement. Mais je m’adresse à vous aujourd’hui non pas en tant que membre du gouvernement canadien, mais en tant que Québécois qui se pose des questions sur la façon de faire avancer notre société.

Ça fait plusieurs décennies que les débats politiques au Québec sont monopolisés par la question nationale. C’est un débat légitime. Mais un débat qui tourne en rond.

Pendant ce temps, le Québec doit continuer de se développer. Nous avons d’importants problèmes à régler. Nos finances publiques sont dans un état pitoyable. Nous sommes l’une des régions les plus taxées et les moins riches en Amérique du Nord. Nous devons massivement investir dans des infrastructures en décrépitude. Et en tant que société qui vieillit rapidement, nous avons aussi des défis particuliers à relever en ce qui a trait à l’intégration des immigrants et la solvabilité de nos programmes sociaux.

Si nous voulons réussir à relever ces défis, il nous faut des gouvernements, à Québec et à Ottawa, qui se concentrent sur les problèmes à régler au lieu de gérer des psychodrames identitaires et des crises référendaires ou constitutionnelles qui créent de l’incertitude. Il nous faut donc de la stabilité, et pas seulement pour les quatre prochaines années, mais à plus long terme.

Je vois trois grands changements d’attitude pour assurer cette stabilité, qui ont tous à voir avec le fait de reprendre notre place au sein du Canada.

En premier lieu : se réconcilier avec ce que nous sommes, nous les Québécois.

Les péquistes ont répété pendant la campagne électorale qu’il faut défendre notre identité et nos valeurs. Et ils l’ont fait en jouant sur la peur de l’autre : la peur de l’immigrant, la peur de l’anglais, la peur du reste du Canada.

En réalité, ils n’acceptent pas ce qu’est le Québec d’aujourd’hui. Leur obsession a toujours été de le changer. Ils ne veulent pas défendre NOTRE identité et NOS valeurs. Ils veulent défendre LEUR conception très restreinte de ce que DEVRAIENT être notre identité et nos valeurs.

Les Québécois constituent une nation, notre gouvernement l’a officiellement reconnu. Mais cette nation est pluraliste.

Pour moi, se réconcilier avec la réalité pluraliste du Québec, c’est reconnaître qu’il y a plusieurs identités au Québec et que chacune d’elle est légitime. Ceux qui s’identifient comme Québécois francophones ne sont pas les seuls « vrais » Québécois.

Cette affirmation pourra sembler banale et évidente pour plusieurs d’entre vous. Mais je crois qu’elle ne l’est pas du tout. Depuis un demi-siècle, il y a une élite nationaliste au Québec qui tente de délégitimer toutes les identités autres que l’identité québécoise francophone définie de façon exclusive.

En particulier, la rectitude politique nationaliste exige qu’on dise que le Québec est une société uniquement francophone, que le français est la seule langue qui définit l’identité québécoise. Alors que c’est tout simplement faux.

L’anglais n’est pas la langue d’une minorité étrangère qu’on doit tolérer parce que nous respectons les droits fondamentaux de la personne. Une importante population anglophone vit au Québec et ce, depuis très longtemps. À moins de croire que seuls les descendants des colons français sont de « vrais » Québécois, il faut se rendre à l’évidence que l’anglais fait aussi partie de l’identité québécoise depuis un quart de millénaire.

Ne peut-on pas reconnaître cela clairement une fois pour toute? Reconnaître que l’anglais fait partie de nous, de notre histoire, de notre culture, de notre identité. Reconnaître que l’anglais n’est pas une langue étrangère mais est aussi une langue québécoise. Et en conséquence, cesser de chercher toujours à restreindre son usage et sa légitimité par des lois coercitives.

Ça n’empêche pas de considérer que le français est au cœur de notre identité et que sans le français, le Québec n’existerait pas. Ça n’empêche pas non plus de rester vigilant pour protéger et promouvoir le français, qui demeurera toujours une langue minoritaire en Amérique du Nord. Mais ça nous permettrait de nous réconcilier avec une partie de nous-mêmes et de mettre fin à un tas de conflits inutiles et d’animosité entre les communautés qui composent le Québec.

On peut bien déplorer autant qu’on veut la défaite des Plaines d’Abraham et la conquête britannique. Mais il va falloir finir par accepter le fait que cela s’est passé il y a plus de 250 ans. Et que le Québec d’aujourd’hui est celui qui a été façonné pendant ces 250 ans, ce n’est pas une sorte de Nouvelle-France corrompue par la présence anglo-canadienne et à laquelle il faudrait redonner sa pureté d’antan.

En plus de l’héritage français, la langue anglaise, les institutions et les symboles britanniques, puis canadiens, ont façonné ce que nous sommes. Notre identité, ça inclut tout cela.  Exactement comme le fait français fait partie de l’identité de tous les Canadiens.

Les Québécois ont choisi de continuer de vivre au sein du Canada. Il faudrait en tirer les conséquences qui s’imposent sur le plan de notre identité. En commençant par accepter les aspects de notre histoire et de notre identité qui nous relient au Canada.

Il faut remettre en question la définition étroite de notre identité que l’élite nationaliste cherche à imposer. Et apprendre à voir les autres Canadiens comme des concitoyens et des partenaires.

Le deuxième grand changement d’attitude que je perçois comme nécessaire pour reprendre notre place au sein du Canada, c’est celui qui a trait aux avantages du fédéralisme.

Dans les années 1970, Robert Bourassa a inventé le concept de « fédéralisme rentable » pour répliquer au discours indépendantiste. C’est un très mauvais concept pour défendre le fédéralisme. Dans la tête de beaucoup de Québécois, la rentabilité du fédéralisme, c’est la quantité d’argent qu’on réussit à soutirer au reste du Canada.

Autant les gouvernements fédéralistes que les gouvernements séparatistes du Québec se sont servis de la menace de la séparation pour aller chercher plus d’argent. Vous vous souvenez de la Commission Bélanger-Campeau ? Du débat sur le déséquilibre fiscal ? C’est toujours le même discours, la même politique de quémandage. Même si les montants en provenance d’Ottawa augmentent, la réaction est que ce n’est jamais assez. On en veut toujours plus, sinon c’est la preuve que le fédéralisme n’est pas rentable.

Le Québec recevra cette année 9,3 milliards de dollars en paiements de péréquation. C’est plus de la moitié des 16,7 milliards du programme. Ça, c’est de l’argent qui provient des provinces plus riches comme l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan.

C’est vrai que d’autres provinces, comme le Manitoba et les trois provinces maritimes, reçoivent encore plus de péréquation per capita que le Québec et sont donc encore plus dépendantes d’Ottawa. Mais ce n’est pas une excuse. En tant que Québécois, je ne suis pas très fier de voir que nous sommes une province pauvre qui reçoit de la péréquation.

Et si nous sommes plus pauvres, ce n’est pas la faute du reste du Canada, comme le prétendent les indépendantistes. Il devrait être assez évident qu’un interventionnisme étatique effréné ne conduit pas à la prospérité. Si c’était le cas, le Québec serait la région la plus riche en Amérique du Nord au lieu d’être l’une des plus pauvres.

Si nous sommes plus pauvres, c’est à cause de mauvaises politiques économiques qui rendent l’économie du Québec moins productive; c’est parce que le premier réflexe d’une bonne partie de notre classe politique est d’aller constamment quêter plus d’argent à Ottawa au lieu de prendre les décisions qui s’imposent pour régler nos problèmes.

Il faut cesser de voir notre appartenance à ce pays de façon égoïste, uniquement comme un avantage financier pour nous. Prendre notre place au sein du Canada, ça implique de s’engager de façon responsable avec nos partenaires canadiens pour mieux faire fonctionner ce pays pour TOUTES ses régions et TOUS ses citoyens.

Enfin, le troisième grand changement d’attitude qui m’apparaît crucial touche la réforme du fédéralisme.

C’est un truisme depuis plus d’une génération qu’il n’y a qu’une position constitutionnelle qui pourrait rallier une large majorité de Québécois : un Québec plus autonome dans un Canada uni. Un fédéralisme le plus décentralisé possible et respectueux des champs de compétence provinciale.

Mais cette position autonomiste a toujours été très mal défendue. La raison est que depuis 50 ans, les gouvernements québécois successifs l’ont affaiblie en faisant constamment des demandes irréalistes.

Mettez-vous dans la peau des Canadiens des autres provinces. Depuis 50 ans, ils sont confrontés à deux types de demandes de la part des Québécois. D’une part, celles des indépendantistes qui veulent se séparer mais en gardant une association, une monnaie commune, un passeport commun, etc. Bref, tous les avantages d’une appartenance au Canada, mais en étant en même temps indépendant.

D’autre part, les fédéralistes n’ont pas arrêté d’exiger des privilèges particuliers. Essentiellement, ils n’ont pas cessé de dire au reste du pays : il n’y a que nous qui sommes spéciaux et nous devrions avoir plus de pouvoirs et d’influence que vous tous.

On a exigé de nos partenaires canadiens, entre autres, qu’ils reconnaissent le Québec comme société distincte et que cette distinction serve à interpréter la Constitution ; que le Québec puisse avoir plus de sièges au Parlement que son poids démographique le justifie ; que seul le Québec ait un droit de veto sur les changements constitutionnels. Et on leur demandait tout ça avec le couteau sur la gorge: dites oui, sinon on se sépare. Tous les partis politiques ont participé à cette surenchère.

Personne dans le reste du pays, ni ici d’ailleurs, ne veut, pour le moment, rouvrir la Constitution. Si nous voulons avancer vers l’objectif d’un Québec plus autonome et plus prospère, il faut donc changer complètement d’approche. En fait, il n’est aucunement nécessaire de modifier la Constitution pour réformer le fédéralisme : il suffit de la respecter.  Respecter l’intention des Pères de la Confédération pour une fédération décentralisée et des provinces autonomes dans leurs champs de compétence.

Imaginez le poids et l’influence politiques que les Québécois auraient s’ils s’unissaient derrière cette vision autonomiste qui rallie une large majorité chez nous. Imaginez le poids et l’influence politiques que les Québécois auraient s’ils s’alliaient aux autres Canadiens qui désirent eux aussi un Canada moins centralisé et moins étatisé.

Dans les années 1990, le Parti réformiste, l’un des deux partis à l’origine de l’actuel Parti conservateur du Canada, proposait une décentralisation très importante du fédéralisme. Ce n’est pas pour rien si je défends une telle vision au sein du Parti conservateur.

Les Québécois doivent aussi prendre leur place dans les partis politiques fédéraux s’ils veulent faire avancer leurs intérêts et leur vision du pays.

Le Parti libéral du Canada est depuis des décennies le parti de la centralisation et de l’ingérence dans les champs de compétence des provinces. Encore aujourd’hui, son chef Justin Trudeau propose que le gouvernement fédéral s’ingère dans le domaine de l’éducation, pourtant une compétence exclusive des provinces selon notre Constitution.

Le NPD, lui, est un parti socialiste, qui veut tout centraliser pour intervenir partout. Il n’est pas du tout dans l’intérêt des Québécois d’avoir un gros État interventionniste à Ottawa qui limite notre liberté individuelle, parce que cela va nous appauvrir, comme tous les autres Canadiens.

Nous, les conservateurs, nous offrons une autre vision : celle d’un État plus modeste et moins interventionniste à Ottawa, un État respectueux de l’autonomie des provinces. Le Parti conservateur du Canada est le véhicule naturel pour faire avancer la vision du fédéralisme la plus largement partagé au Québec.

Depuis un demi-siècle, l’histoire politique du Québec au sein du Canada se résume à une suite d’échecs constitutionnels et d’échecs référendaires. Je crois qu’une des principales causes de ces échecs tient à une attitude malsaine et irréaliste. Il faut changer d’attitude.

Nous avons choisi de demeurer canadiens. Eh bien, prenons notre place au sein du Canada!

  • Prenons-là en nous réconciliant avec notre histoire et notre identité pluraliste;
  • Prenons-là en cessant de quémander toujours plus d’argent à Ottawa et en réglant nos problèmes nous-mêmes;
  • Prenons-là en nous alliant avec d’autres Canadiens qui souhaitent une fédération moins centralisée;
  • Prenons-là et le Québec aura alors une chance de s’épanouir pleinement et de prospérer au sein de la fédération canadienne.

Merci.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Troisième et dernier rapport de dépenses]]> http://www.maximebernier.com/?p=3096 2014-05-14T10:25:23Z 2014-05-14T10:25:23Z Avec mes collègues du caucus conservateurs, nous avons décidé de prendre de l’avance en dévoilant nos dépenses de voyages et d’événements sur nos sites Web respectifs, et ce, par souci de transparence. Les dépenses qui suivent (en tant que député et non en tant que ministre) couvrent la période du 1er janvier au 31 mars 2014. Les dépenses seront à l’avenir dévoilées sur le site Web du Parlement.

Maxime Bernier
Beauce
1er janvier au 31 mars 2014

Rapport sur les déplacements

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80
Repas et frais accessoires : $57.10

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $553.15

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $341.97

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $500.62

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $589.60
Repas et frais accessoires : $465.85

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $185.46

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $589.60
Repas et frais accessoires : $301.30

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $215.47

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $589.60
Repas et frais accessoires : $318.60

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $390.21

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80
Repas et frais accessoires : $360.60

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $589.60
Repas et frais accessoires : $344.85

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Affaires de circonscription
Autre moyen de transport : $377.34

Personne en déplacement : Employé
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Affaires de circonscription
Autre moyen de transport : $559.58

Personne en déplacement : Député
Destination : Québec-Montréal
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $157.12
Autres : $48.15

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $589.60
Repas et frais accessoires : $360.60

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80
Repas et frais accessoires : $107.45

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Les absurdités économiques de Justin Trudeau]]> http://www.maximebernier.com/?p=3087 2014-04-13T23:58:24Z 2014-04-13T23:56:45Z newpapers Le Huffington Post Québec et le Huffington Post Canada ont publié cette semaine les versions française et anglaise de mon article sur les différentes déclarations absurdes de Justin Trudeau au sujet de l’économie au cours des derniers mois. La version française est reproduite ci-dessous.

J’ai également fait une visite à Calgary cette semaine et donné une entrevue à la responsable des pages éditoriales du Calgary Herald, Licia Corbella. On peut lire son excellent article ici.

MB

Les absurdités économiques de Justin Trudeau

Maxime Bernier, ministre d’État à la Petite Entreprise, au Tourisme et à l’agriculture
10 avril 2014

Devrait-on accorder notre confiance à un leader politique qui ne comprend pas les notions de base de l’économie? C’est la question qu’on peut se poser alors que le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, multiplie les déclarations absurdes en ce qui a trait à l’économie.

L’une des promesses les plus importantes du chef libéral est de ne pas augmenter les impôts de la classe moyenne. De qui parle-t-il au juste? M. Trudeau a passé la semaine dernière à se contredire et à donner des définitions étranges de ce qu’il considère comme la classe moyenne.

Il a commencé par dire que ce sont les gens « qui travaillent pour un salaire, et non ceux qui vivent de leurs avoirs et de leur épargne ». Comme plusieurs commentateurs l’ont noté, cette définition absurde inclurait les dirigeants salariés des banques qui font des millions, mais pas les retraités. Tous les économistes s’accordent pour définir la classe moyenne en fonction du revenu familial total et non pas en fonction de sa provenance.

Il est revenu quelques jours plus tard avec une autre définition aussi absurde : ce sont les gens « qui vivent d’un chèque de paie à l’autre ». Est-ce à dire que les millions de Canadiens qui réussissent à mettre un peu d’argent de côté ne font pas partie de la classe moyenne?

M. Trudeau ne semble pas avoir d’idée claire de ce qu’est la vie quotidienne des Canadiens de classe moyenne. Ce n’est d’ailleurs pas d’hier qu’il fait des déclarations étranges sur cette notion de classe moyenne. En octobre 2012, alors qu’il faisait campagne pour la direction de son parti, il avait affirmé que l’existence de la classe moyenne était la cause même de la croissance économique.

« Il ne faut jamais oublier que la croissance et le progrès passent d’abord et avant tout par une classe moyenne prospère. (…) La Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Brésil, pour ne nommer que ceux-là, ont connu du succès parce que des millions de gens se sont ajoutés à la classe moyenne. »

Justin Trudeau confond la cause avec l’effet en matière de développement économique. Ce n’est pas parce que leur classe moyenne a crû que la Chine et l’Inde sont devenues des succès économiques. C’est plutôt parce que ces pays ont d’abord abandonné leurs politiques socialistes et dirigistes et ont libéralisé leur économie qu’ils ont connu une forte croissance. Et c’est à ce moment que des millions de leurs citoyens ont quitté la pauvreté extrême et ont pu accéder à un niveau de vie correspondant à celle de la classe moyenne.

Plus tôt cette année, on a eu droit à une autre absurdité économique de Justin Trudeau. Dans une vidéo, il a expliqué que comme les ménages canadiens et les provinces sont énormément endettés, alors que le gouvernement fédéral a fortement réduit son niveau d’endettement depuis les années 1990, celui-ci est seul à avoir «une marge de manœuvre» pour s’endetter. Il doit donc «agir», s’endetter davantage et dépenser pour faire croître l’économie.

Peut-on imaginer une politique économique plus absurde? C’est comme le gars très endetté qui se dit en regardant les comptes de ses trois cartes de crédit: j’ai atteint ma limite sur ces deux-là, mais il me reste encore de la place sur l’autre. La meilleure façon de m’enrichir, c’est de la maximiser elle aussi. On s’en va magasiner! M. Trudeau semble oublier que c’est le même contribuable qui devra rembourser les dettes des gouvernements en plus des siennes.

Il ne semble également pas comprendre que les dépenses gouvernementales ne créent pas de richesse, et que pour relancer durablement l’économie, c’est plutôt le contraire qu’il faut faire. C’est-à-dire dépenser moins et mettre en place les meilleures conditions possibles pour que le secteur privé devienne plus productif en réduisant les impôts, en allégeant la réglementation et en faisant la promotion du libre-échange.

Il y a quelques semaines, le chef libéral y est allé d’une autre absurdité économique lorsqu’il a réagi au budget de notre gouvernement. Selon lui, il n’est pas nécessaire de se préoccuper du déficit. Il faut plutôt viser à relancer l’économie et «le déficit va s’équilibrer de lui-même».

Ainsi donc, selon M. Trudeau : plus le gouvernement dépense, plus il stimule l’économie, plus les recettes fiscales augmentent, et moins on a besoin de se préoccuper du déficit. C’est à se demander comment il se fait que le déficit et la dette ont explosé durant les années 1970, quand le père de Justin Trudeau a mis en place ce genre de politique économique irresponsable. Il ne dépensait pas suffisamment peut-être?

On peut en rire tant que ça ne porte pas à conséquence. Mais si jamais le Parti libéral accède au pouvoir, c’est la sécurité économique des Canadiens que les idées de Justin Trudeau menacent. Peut-on se permettre de prendre un tel risque?

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Justin Trudeau ne comprend toujours pas l’économie]]> http://www.maximebernier.com/?p=3082 2014-02-26T02:02:27Z 2014-02-26T02:02:27Z Comme je l’avais noté il y a déjà un an et demi, Justin Trudeau ne comprend pas grand-chose à l’économie. Et c’est encore le cas aujourd’hui, alors qu’il tente de justifier le retour aux déficits et à l’endettement.

Le Huffington Post Québec et le National Post ont publié aujourd’hui mon article commentant la politique économique des libéraux suite à leur congrès national à Montréal. En voici la version française.

justin-trudeau Justin Trudeau veut nous endetter davantage

25 février 2014

Maxime Bernier, député de Beauce, ministre d’État à la Petite Entreprise, au Tourisme et à l’Agriculture

Le programme économique du Parti libéral du Canada s’est précisé à l’occasion du congrès du parti à Montréal. L’un de ses points centraux est celui-ci: les déficits budgétaires sont un bon moyen de faire croître l’économie et il ne faut pas craindre de s’endetter davantage.

Dans une vidéo lancée il y a quelques jours, Justin Trudeau explique que les ménages canadiens sont fortement endettés, que les provinces le sont également, alors que le gouvernement fédéral a, lui, fortement réduit son niveau d’endettement comparé aux autres pays développés depuis les années 1990. Sa conclusion? Ottawa est seul à avoir de l’espace pour dépenser et s’endetter. Ottawa doit donc prendre la relève et dépenser pour les autres.

Lors du congrès de Montréal, les délégués libéraux ont pu entendre Larry Summers, un économiste américain, expliquer qu’il faut des «politiques non conventionnelles d’appui à l’économie» du jargon d’économiste pour dire «dépenser sans compter». Selon lui, s’endetter davantage est une bonne chose si cela stimule l’économie.

Est-on en récession? La situation actuelle justifie-t-elle de replonger le gouvernement dans le rouge?

On se croirait en fait durant les années 1970, quand le père de Justin Trudeau faisait exploser une dette fédérale jusque-là relativement modeste en lançant un nouveau programme après l’autre, la plupart du temps en s’immisçant dans les compétences des provinces. On a vu où cela a mené, autant sur le plan des finances fédérales que celui des relations fédérale-provinciale.

Le congrès libéral a discuté de toute une panoplie de «stratégies nationales» sur le transport, l’énergie, la santé mentale, les enfants, l’eau, les médicaments, les jeunes au travail, la science, et j’en passe. C’est ce type de gouvernement fédéral dépensier, interventionniste et plus centralisé que son fils nous propose de nouveau aujourd’hui.

Même s’ils prétendent s’engager «d’abord à être responsables», les libéraux s’engagent en fait sur une pente raide en adoptant ce genre de politique.

Le poids de la dette a diminué considérablement durant les trois premières années de notre gouvernement, de 34 % à 28 % du PIB. Il est remonté à 33 % ces dernières années à cause des mesures prises pour combattre la crise. Selon nos projections, il devrait être ramené à 25 % du PIB d’ici 2021.

Cette dette n’est pas une abstraction. Le service de la dette coûte environ 30 milliards de dollars par année aux contribuables canadiens. C’est autant que ce que rapporte la TPS. Plus la dette va diminuer, moins nous aurons à consacrer de ressources au service de la dette, et plus nous pourrons nous permettre de réduire les impôts des contribuables.

Justin Trudeau et son conseiller américain croient encore à la vieille théorie keynésienne selon laquelle le gouvernement crée de la richesse en dépensant davantage.

La réalité, c’est que chaque fois que le gouvernement prend un dollar additionnel dans la poche de quelqu’un, c’est un dollar que cette personne ne pourra pas dépenser ou investir. Les dépenses publiques augmentent; les dépenses privées diminuent. Il n’y a aucun effet net. Aucune création de richesse.

Les emprunts du gouvernement ont le même effet. Les investisseurs privés qui prêtent l’argent au gouvernement auront moins d’argent à prêter à des entrepreneurs du secteur privé. Les emprunts et les dépenses publics augmentent; les emprunts et les dépenses privés diminuent. Il n’y a aucun effet net. Aucune création de richesse. C’est comme prendre une chaudière d’eau dans le coin de la piscine où l’eau est profonde pour la jeter dans le coin où c’est moins creux.

C’est ce genre de politique trudeauiste qui nous a mis dans le trou dans les années 1970. Ce n’est pas de ça dont le Canada a besoin aujourd’hui.

Pour relancer l’économie, il faut donner aux entrepreneurs les moyens de créer de la richesse. Nous devons mettre en place les meilleures conditions possibles pour que le secteur privé devienne plus productif: en contenant les dépenses publiques, en réduisant les impôts et en signant des ententes de libre-échange. La croissance et le progrès passent par plus de liberté économique.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Exploit sportif de l’année en Beauce]]> http://www.maximebernier.com/?p=3073 2014-02-09T18:16:09Z 2014-02-09T18:14:06Z exploitsportif2013 C’est avec un très grand honneur que j’ai reçu, lors du Gala du Mérite Sportif Beauceron le 1er février dernier, le trophée pour l’exploit sportif de l’année 2013. Ce prix vise à souligner le supermarathon de 107 km que j’ai couru lors de la Grande Traversée de la Beauce en septembre.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Deuxième rapport de dépenses]]> http://www.maximebernier.com/?p=3070 2014-02-02T17:54:00Z 2014-02-02T17:54:00Z Avec mes collègues du caucus conservateurs, nous avons décidé de prendre de l’avance en dévoilant nos dépenses de voyages et d’événements sur nos sites Web respectifs, et ce, par souci de transparence. Les dépenses qui suivent (en tant que député et non en tant que ministre) couvrent la période du 17 novembre au 31 décembre 2013. Les dépenses seront dévoilées sur le site Web du Parlement à partir d’avril 2014.

Maxime Bernier
Beauce
17 novembre au 31 décembre 2013

Rapport sur les déplacements

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $589.60
Repas et frais accessoires : $246.40

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80
Repas et frais accessoires : $171.35

Personne en déplacement : Député
Destination : St-Georges Beauce
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $277.65

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80
Repas et frais accessoires : $230.65

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges Beauce
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $294.80
Repas et frais accessoires : $138.30

Personne en déplacement : Député
Destination : Ottawa
Objectif du déplacement : Affaires parlementaires
Autre moyen de transport : $45.00
Repas et frais accessoires : $72.85

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $614.26

Personne en déplacement : Député
Destination : Saint-Georges
Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription
Autre moyen de transport : $131.86

Rapport sur les dépenses d’accueil et d’événements
Aucune dépense d’accueil et d’événements n’a été faite durant la période ciblée par ce rapport.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Premier rapport de dépenses]]> http://www.maximebernier.com/?p=3062 2013-12-18T01:42:45Z 2013-12-15T23:09:24Z Avec mes collègues du caucus conservateurs, nous avons décidé de prendre de l’avance en dévoilant nos dépenses de voyages et d’événements sur nos sites Web respectifs, et ce, par souci de transparence. Les dépenses qui suivent (en tant que député et non en tant que ministre) couvrent la période du 17 octobre au 17 novembre 2013. Les dépenses seront dévoilées sur le site Web du Parlement à partir d’avril 2014.

Maxime Bernier

Beauce

Rapport sur les déplacements

-Personne en déplacement : Député

Destination : St-Georges Beauce

Objectif du déplacement : Affaires de circonscription

Tarif aérien : $256.03

Autre moyen de transport : $56.28

Repas et frais accessoires : $90.15

-Personne en déplacement : Député

Destination : Ottawa

Objectif du déplacement : Affaires parlementaires

Autre moyen de transport : $294.80

Repas et frais accessoires : $195.40

-Personne en déplacement : Député

Destination : Ottawa

Objectif du déplacement : Affaires parlementaires

Autre moyen de transport : $294.80

Repas et frais accessoires : $254.70

-Personne en déplacement : Député

Destination : Ottawa

Objectif du déplacement : Affaires parlementaires

Autre moyen de transport : $294.80

Repas et frais accessoires : $318.60

-Personne en déplacement : Député

Destination : St-Georges Beauce

Objectif du déplacement : Déplacements à l’intérieur de la circonscription

Autre moyen de transport : $445.95

Rapport sur les dépenses d’accueil et d’événements

Aucune dépense d’accueil et d’événements n’a été faite durant la période ciblée par ce rapport.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Revue de presse : le Sénat]]> http://www.maximebernier.com/?p=3047 2013-12-02T19:13:46Z 2013-12-02T01:58:22Z

senate_lrg Voici quelques articles et une entrevue concernant ma prise de position récente sur le Sénat.

Vincent Marissal, « Un référendum sur l’abolition du Sénat? », La Presse, 2 novembre 2013.

Stéphanie Marin, « Le congrès conservateur se clôt sans pouvoir étouffer la crise du Sénat », La Presse, 2 novembre 2013.

Emmanuelle Latraverse, Les coulisses du pouvoir, Radio-Canada, Entrevue avec Maxime Bernier, 3 novembre 2013.

Conservatives float referendum on Senate abolition,Metro, November 2, 2013.

Chantal Hébert, “Harper misses boat on Senate plebiscite, Chronicle-Herald, November 5, 2013.

Bernier calls for national referendum on Senate abolition,” CTV News, November 7, 2013.

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ledepute http://www.quebecoislibre.org <![CDATA[La résolution sur le gel des dépenses approuvée par 75% des délégués conservateurs]]> http://www.maximebernier.com/?p=3038 2013-11-11T11:44:47Z 2013-11-11T11:42:23Z

cpc-logo La semaine dernière a eu lieu à Calgary le congrès national du Parti conservateur du Canada à Calgary. Une résolution de l’association conservatrice de mon comté de Beauce, qui proposait un gel des dépenses du gouvernement à partir du moment où l’équilibre budgétaire sera atteint en 2015-2016, a été débattue dans l’un des ateliers du congrès. Elle a été approuvée (lors d’un vote à main levée) par environ 75% des militants présents. Les organisateurs m’ont également confirmé que ce vote a obtenu le plus haut taux de participation de la journée dans cet atelier.

La résolution n’a malheureusement pas pu se rendre jusqu’à un vote en assemblée plénière à cause des règles procédurales du congrès. Elle ne sera donc pas incluse dans le programme du parti. Je suis tout de même très heureux de ce vote qui démontre un appui important des membres du parti pour le principe d’un gouvernement moins interventionniste, et je remercie tous ceux qui l’ont appuyée.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[La Grande Traversée de la Beauce : c’est fait!]]> http://www.maximebernier.com/?p=3025 2013-10-07T00:41:00Z 2013-10-07T00:38:26Z

Je me suis rendu jusqu’au bout!

traverseearrivee Samedi le 28 septembre dernier avait lieu la Grande Traversée de la Beauce. Après neuf mois d’entraînement, j’ai réussi à relever le défi que je m’étais donné de traverser les 100 km (107 pour être plus précis) qui séparent les extrêmes sud et nord de la Beauce. J’ai couru pendant 13 heures.

Ce fut une magnifique journée. Malgré les difficultés physiques, j’ai pu surmonter cette épreuve grâce à l’extraordinaire appui des Beaucerons qui ont couru avec moi et m’ont salué tout au long du parcours.

Le plus important est que l’objectif d’amasser 50 000 $ pour la Fondation Moisson Beauce a été largement dépassé : c’est presque 160 000 $ qui ont été récoltés, grâce à la générosité des commanditaires et de la population. Ces fonds serviront à aider les familles beauceronnes dans le besoin.

Je tiens à remercier sincèrement les centaines de bénévoles qui ont assuré le succès de cet événement, les gens qui ont couru avec moi, les donateurs, et tous ceux qui m’ont encouragé.

Dans les médias :

Reportage d’Infoman à la tévision de Radio-Canada (à partir de 1:11 min.).

Reportage à TVA Nouvelles.

Jake Edmiston, « From ‘Mad Max’ to The Running Man », National Post, 30 septembre 2013.

Allan Woods, « Tory MP Maxime Bernier turns to ultramarathon as next challenge », Toronto Star, 27 septembre 2013.

sainte-marie-20130928-00278

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Comment propager les idées conservatrices]]> http://www.maximebernier.com/?p=3008 2013-03-17T21:04:20Z 2013-03-17T20:47:24Z La semaine dernière, j’ai participé à la Manning Networking Conference à Ottawa. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer l’un des plus grands défenseurs de la liberté et d’un gouvernement limité dans le monde, l’ex-représentant au Congrès Ron Paul, qui était le conférencier principal. J’ai également fait une présentation sur comment attirer de nouveaux supporters au Parti conservateur sur un panel en compagnie de mon collègue Jason Kenney (photo : Jake Wright). Le texte de mon discours est reproduit ci-dessous.

Comment propager les idées conservatrices

ron-paul-2013 Maxime Bernier

Manning Networking Conference 2013
8 mars 2013, Ottawa

Nous nous demandons sur ce panel aujourd’hui si le Parti conservateur fédéral a atteint son plafond de popularité. J’espère que non. Parce que si c’est le cas, il ne restera plus aucun conservateur au Québec lorsque nous serons à notre niveau plancher de popularité! Sauf dans ma circonscription de Beauce évidemment!

Donc, pour répondre à la question, comment pouvons-nous continuer d’attirer plus de supporters?

Dans une optique politique conventionnelle, la façon d’attirer plus de supporters est habituellement de se positionner plus au centre. Si vous êtes à droite par exemple, vous présumez que tous les électeurs qui partagent vos croyances et idées de droite vous appuient déjà. Si vous voulez plus d’appui, vous proposez des politiques un peu plus à gauche. Vous faites le contraire si vous êtes un parti de gauche.

C’est peut-être là une stratégie gagnante jusqu’à un certain point, dans certaines circonstances. En ce qui concerne par exemple les questions sociales ou morales, ou encore la politique étrangère. Il est évident qu’on doit être sensible à l’opinion de la majorité et chercher à atteindre un plus large consensus sur de telles questions.

08032013_min-bernier_mnc-2013_photo-par-jake-wright Mais pour ce qui est des questions économiques, je ne suis pas d’accord. Je pense qu’être plus conservateur sur les questions économiques est la meilleure façon de rendre notre économie plus dynamique, notre pays plus prospère, et ultimement d’augmenter notre appui chez les électeurs.

Il n’y a que deux voies à prendre sur cette question. Ou bien nous créons plus de programmes, nous augmentons les dépenses et les taxes – en bref, nous augmentons la taille de l’État. Ou bien nous faisons le contraire et nous réduisons la taille de l’État.

L’évolution de la taille de l’État

Partout dans le monde au 20e siècle, le rôle, la taille et les pouvoirs de l’État ont augmenté.

Prenez par exemple la mesure des dépenses publiques en proportion du produit intérieur brut, c’est-à-dire la portion de l’économie dans son ensemble contrôlée que les gouvernements. Dans les principaux pays du monde occidental, elle est passée d’environ 10 % il y a un siècle à plus de 40 % aujourd’hui.

Au Canada, les dépenses publiques ont atteint un niveau record de 53% du PIB au début des années 1990, ce qui nous plaçait dans la même ligue que des pays socialistes comme la France et les pays scandinaves. Heureusement, cette tendance a été renversée au cours des deux dernières décennies. Les dépenses publiques étaient redescendues à 40% du PIB en 2008.

C’est la principale raison, je crois, qui explique que le Canada a eu l’une des meilleures performances économiques des pays industrialisés depuis cette date. Et pourquoi nous avons traversé la crise dans une meilleure position que les autres.

Durant la crise cependant, l’État a recommencé à grossir. Si nous prenons uniquement les dépenses de programmes fédérales en proportion du PIB, celles-ci sont passées de 13% en 2006 à 16% en 2009. Depuis, elles diminuent graduellement. Si tout va comme prévu, elles devraient être redescendues à 13% en 2016.

Notez que ce n’est pas parce que les dépenses diminuent. Notre gouvernement a fait des compressions dans les dépenses, mais les dépenses de programmes totales vont en fait continuer d’augmenter au cours des prochaines années. Elles augmentent tout simplement moins vite que l’économie, ce qui explique pourquoi elles diminuent en proportion de l’économie.

Je crois que nous devrions être plus ambitieux. Nous devrions être plus conservateurs. Nous  devrions stopper la croissance de l’État en termes réels. L’État est déjà suffisamment gros.

Les avantages d’un plus petit gouvernement

Si nous observons les données disponibles, il est très clair qu’il n’y a que des avantages à avoir un plus petit gouvernement.

La plupart d’entre vous avez sans doute entendu parler du rapport annuel de l’Institut Fraser sur la liberté économique dans le monde. Ce rapport se penche sur plus de 20 composantes de la liberté économiques. Non seulement la taille de l’État, mais aussi d’autres composantes telles que la protection des droits de propriété et la liberté de commerce.

Les pays qui se situent dans le quartile supérieur de liberté économique avaient un PIB par habitant moyen de 38 000 $ en 2010, contre 5000 $ pour ceux du quartile inférieur.

Les 10 % les plus pauvres dans les pays les plus libres économiquement sont deux fois plus riches que les citoyens des pays les moins libres. Les pauvres bénéficient également de la liberté économique.

L’espérance de vie est de 80 ans dans le quartile supérieur, comparé à 62 ans dans le quartile inférieur. Les libertés politiques et civiles sont considérablement plus élevées dans les pays économiquement libres que dans les pays qui ne le sont pas.

La logique qui sous-tend les avantages d’un petit gouvernement est la suivante : l’État ne peut dépenser que des fonds qu’il a d’abord pris ailleurs dans l’économie réelle. Un gouvernement n’a rien à donner avant de l’avoir d’abord retiré à quelqu’un d’autre. Un gouvernement ne peut pas injecter des ressources dans l’économie à moins de les avoir d’abord soutiré des contribuables par des taxes et des impôts, ou de nous avoir endettés davantage en empruntant l’argent.

Quand il dépense, le gouvernement fait toujours concurrence au secteur privé pour mettre la main sur des ressources rares. De plus, les bureaucraties utilisent les ressources moins efficacement que les entreprises privées, qui doivent rester concurrentielle pour être profitables et survivre. Lorsqu’on détourne des ressources de l’utilisation la plus productive qu’elles peuvent trouver dans le secteur privé, pour les utiliser à des fins moins productives dans le secteur public, on verra moins de croissance.

Une proposition de la Beauce

Que pouvons-nous faire, en tant que conservateurs, pour renverser cette tendance? Une façon de changer la nature du débat serait d’annoncer que l’État ne grossira plus.

En janvier dernier a eu lieu à Victoriaville le congrès de l’aile québécoise du Parti conservateur du Canada visant à adopter les résolutions des associations locales en vue du congrès national qui aura lieu en juin prochain à Calgary.

Parmi les résolutions adoptées par l’assemblée figure celle de l’association conservatrice de ma circonscription de Beauce, qui propose un gel des dépenses du gouvernement à 300 milliards de dollars partir du moment où l’équilibre budgétaire sera atteint en 2015-2016 et pour les quatre années subséquentes.

J’ai évidemment appuyé cette résolution de mes militants et j’espère qu’elle deviendra une politique officielle du parti au congrès national l’été prochain. Elle est semblable à une proposition que j’ai déjà faite dans un discours il y a trois ans.

Compte tenu de la croissance économique et de l’inflation, un gel des dépenses en dollars courants aurait pour effet de réduire autant le ratio des dépenses sur le PIB que les dépenses réelles en dollars constants.

Qu’implique un gel des dépenses?

Pensez à ce que signifierait un gel des dépenses. À partir de ce moment, toute décision du gouvernement doit être prise à l’intérieur de cette contrainte budgétaire. Chaque nouveau programme gouvernemental, ou augmentation d’un programme existant, doit être contrebalancé par une diminution ailleurs.

Cela signifie que nous n’avons plus de débats sur la générosité toujours plus grande du gouvernement envers tel ou tel groupe, comme si l’argent dépensé appartenait aux politiciens plutôt qu’aux contribuables.

Le centre d’intérêt du débat se déplace vers une détermination de ce que devraient être les priorités : Quelles sont les plus importantes fonctions que le gouvernement devrait accomplir avec l’argent qu’il a ? Cette fonction de l’État est- elle vraiment importantes et devrions-nous lui donner plus d’ampleur ? Si oui, que devons-nous faire moins ou cesser de faire pour laisser le libre marché, les organisations bénévoles ou les citoyens ordinaires s’en occuper ?

Il s’agirait de tout un changement, vous ne pensez pas ? Un tel engagement à maintenir une  « Croissance budgétaire Zéro » pourrait devenir un puissant symbole de conservatisme fiscal. Les conséquences seraient cependant beaucoup plus profondes.

Cela signifierait que chaque année, la taille relative du gouvernement diminuerait. Cela forcerait les politiciens, les bureaucrates, les lobbyistes, et tout le monde, à arrêter de croire qu’ils peuvent simplement s’accaparer vos salaires à leur profit. Et à cause de ces contraintes budgétaires, les Canadiens seraient beaucoup plus portés à nous croire quand nous disons que nous ne gaspillons pas leur argent.

Il existe un large appui au sein de la population pour ces principes en faveur d’un État plus modeste. Beaucoup de gens qui ne se considèrent pas nécessairement conservateurs et qui ne votent pas pour nous sont exaspérés par les excès de dépenses des gouvernements. Ils veulent payer moins d’impôts et ils veulent que leurs enfants ne soient pas endettés.

Je pense qu’une telle proposition serait également populaire au Québec. Une forte proportion de Québécois considèrent que le gouvernement fédéral est trop gros et intervient trop dans trop de domaines. C’est peut être parce qu’ils sont conservateurs ou parce qu’ils sont nationalistes, mais ils veulent un plus petit gouvernement à Ottawa.

Nous devons convaincre la population que nous n’avons pas simplement pour but de devenir de meilleurs gestionnaires d’un plus gros État ; nous voulons devenir de meilleurs gestionnaires d’un plus petit État. Nous pourrons obtenir plus d’appui en étant plus conservateurs sur les questions fiscales et en défendant les principes de la liberté et de la responsabilité individuelles, et d’un plus petit État.

Nous devons le faire parce que les Canadiens veulent payer moins d’impôts et garder plus d’argent dans leurs poches; parce qu’ils veulent aller aussi loin que leurs talents, leurs ambitions, leur créativité et leur sens du travail peuvent les mener; parce qu’en fin de compte, les Canadiens souhaitent plus de liberté économique et une société libre. En d’autres termes, chercher à limiter la taille de l’État est une noble entreprise. C’est un puissant message qui nous permettra d’aller chercher de nouveaux supporters.

Si nous faisons cela, et si nous nous assurons que le Canada devient un pays encore plus prospère, je peux vous dire que le Parti conservateur atteindra de nouveaux sommets de popularité! Merci.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[La Grande Traversée de la Beauce de Maxime Bernier]]> http://www.maximebernier.com/?p=2981 2014-08-15T18:01:17Z 2013-02-13T01:14:12Z Communiqué

La Grande Traversée de la Beauce de Maxime Bernier

Le député beauceron va courir 100 km pour amasser des fonds
au profit de La Fondation Moisson Beauce

dsc6478 Le 10 février 2013, Saint-Georges-de-Beauce – Le député de Beauce, Maxime Bernier, a annoncé qu’il traversera sa circonscription à la course du sud au nord le 28 septembre prochain dans le but d’amasser des fonds au profit de La Fondation Moisson Beauce.

« C’est un défi personnel que je voulais relever depuis quelques années. À cinquante ans, c’est le défi de ma vie. Cependant, le plus important pour moi, est de poser un geste concret pour aider le plus grand nombre de Beaucerons dans le besoin. »,  a expliqué le député beauceron, lors d’une conférence de presse en compagnie de Nicole Jacques, directrice générale de la banque alimentaire Moisson Beauce.

dsc6460 Un marathon comme celui de Montréal couvre une distance de 42 km.  Courir 100 km équivaut à plus de deux marathons consécutifs. Pour réussir cet exploit, Monsieur Bernier, qui pratique régulièrement la course à pied depuis des années, devra s’entraîner rigoureusement plusieurs fois par semaine au cours des huit prochains mois.

La banque alimentaire Moisson Beauce distribue de la nourriture et des produits d’hygiène à de plus en plus de Beaucerons ces dernières années. C’est plus de 9400 personnes par mois qui vivent une situation socio-économique difficile et qui reçoivent de l’aide alimentaire, dont plus de 30 % sont des enfants.

dsc6416 « Je me réjouis grandement de cette initiative de monsieur Bernier qui nous donnera un coup de pouce important afin de poursuivre notre mission, puisque la demande est sans cesse croissante. », a déclaré Mme Jacques.

La Grande Traversée de la Beauce de Maxime Bernier aura lieu le samedi 28 septembre 2013. Elle débutera à 5h00 du matin à Saint-Ludger, municipalité la plus au sud de la circonscription, pour se terminer à Saint-Bernard.

Maxime tentera de parcourir les 100 km qui séparent les deux municipalités en un maximum de douze heures.

dsc6448 Les individus et entreprises, de partout au Canada, qui désirent appuyer cette cause pourront « acheter des kilomètres » de la Grande Traversée de la Beauce au coût de 10 $ par kilomètre. M. Bernier vise à amasser de cette façon au moins 50 000 $.

« J’invite tous les Beaucerons, et tous mes amis de partout au Canada, à faire preuve de solidarité avec ceux qui sont dans le besoin et qui cherchent à s’en sortir, en m’achetant des kilomètres. J’invite également ceux qui seront sur place à venir courir à mes côtés le 28 septembre prochain. J’aurai besoin de vos encouragements pour terminer la course! », a conclu Maxime Bernier.

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(Photos : Yvon Thibodeau)

Informations :
Communications Christian Richard Inc.
514 386-8243
info@communicationschristianrichard.com

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Gel des dépenses et taux d’imposition unique]]> http://www.maximebernier.com/?p=2960 2013-03-10T15:53:31Z 2013-02-05T01:43:18Z cpc-logo La semaine dernière a eu lieu à Victoriaville le congrès de l’aile québécoise du Parti conservateur du Canada visant à adopter les résolutions des associations locales en vue du congrès national qui aura lieu en juin prochain à Calgary.

Parmi les résolutions adoptées par l’assemblée figure celle de l’association conservatrice de ma circonscription de Beauce, qui propose un gel des dépenses du gouvernement à partir du moment où l’équilibre budgétaire sera atteint en 2015-2016. J’ai évidemment appuyé cette résolution de mes militants, qui ressemble à une proposition que j’ai déjà faite dans un discours il y a trois ans. J’espère qu’elle deviendra une politique officielle du parti au congrès national l’été prochain.

Voici le texte de la résolution :

ATTENDU QUE les dépenses fédérales ont fortement augmenté depuis les années 1960;

ATTENDU QU’il faut réduire les dépenses si l’on veut ramener l’État fédéral à une taille compatible avec la prospérité économique, le fédéralisme et la liberté individuelle;

ATTENDU QU’il faut réduire les dépenses afin d’être en mesure de réduire le fardeau fiscal des Canadiens;

ATTENDU QUE le gouvernement conservateur a commencé à réduire les dépenses fédérales;

ATTENDU QUE le budget de mars 2012 prévoit que, au cours de l’exercice actuel et des quatre prochains exercices, les dépenses fédérales continueront à diminuer autant en proportion du PIB qu’en proportion de la population;

ATTENDU QU’il faut continuer dans cette voie après l’attente de l’équilibre budgétaire prévue pour 2015-2016 par le budget de mars 2012;

ATTENDU QUE, étant donné la croissance économique et l’inflation, un plafonnement des dépenses en dollars courants aurait pour effet de réduire et le ratio des dépenses au PIB et leur valeur réelle (en dollars constants);

IL EST PROPOSÉ QUE

1. Jusqu’à l’atteinte de l’équilibre budgétaire (prévu pour 2015-2016), le gouvernement respecte les objectifs de réduction des dépenses fixés dans le budget de mars 2012;

2. Le gouvernement gèle ses dépenses budgétaire à 300 milliards de dollars dans l’année qui suivra l’attente de l’équilibre budgétaire, c’est-à-dire que durant l’exercice financier 2016-2017 (le montant de 300 milliards de dollars correspond au montant approximatif qu’elles auront alors atteint si les prévisions du budget de mars se réalisent, en comparaison de quelque 276 milliards de dollars pour l’exercice financier actuel);

3. Qu’à partir de cet exercice financier (2016-2017) et pour les quatre années qui suivent (donc jusqu’en 2020-2021), le gouvernement fédéral gèle ses dépenses à 300 milliards de dollars en dollars courants.

J’ai également fait une courte déclaration pour appuyer une résolution des militants de Brossard-La Prairie et de Mont-Royal en faveur de la mise en place d’un impôt à taux unique. J’ai publié un petit livre sur cette question il y a plusieurs années. Cette résolution a elle aussi été adoptée par les délégués conservateurs du Québec et sera débattue en juin.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Discours : Les avantages d’un petit gouvernement]]> http://www.maximebernier.com/?p=2954 2014-04-20T18:24:43Z 2012-12-24T18:40:56Z Voici la version originale d’un discours que j’ai présenté plus tôt ce mois-ci à l’université Carleton, dans le cadre de la seconde édition de la Conférence sur l’innovation au sein du gouvernement (Government Innovation Conference) organisée par le Municipal Taxpayer Advocacy Group. Sur la photo, je suis avec Ade Olumide, président du MTAG.

min-bernier_ade-olumide-pres-of-ottawa-taxpayers Les avantages d’un petit gouvernement

Maxime Bernier

3 décembre 2012, Ottawa

En tant que député du Parti conservateur, je suis souvent étiqueté comme un politicien de droite. Selon les catégories idéologiques conventionnelles, c’est ce qui distinguerait les conservateurs des libéraux, qui eux seraient plutôt centristes, et des néo-démocrates ou des bloquistes, qui eux seraient à gauche de l’échiquier politique.

Je n’ai jamais aimé ce genre de distinction, qui selon moi ne veut pas dire grand-chose de bien précis.

Je préfère utiliser un autre critère plus précis pour définir ma position : lorsqu’on est confronté à un problème, est-ce qu’il faut que le gouvernement intervienne ou qu’il laisse les individus collaborer entre eux pour trouver une solution? Devrait-on avoir un plus gros gouvernement avec moins de liberté, ou un plus petit gouvernement avec plus de liberté?

Ma réponse est qu’il faut avoir un plus petit gouvernement avec plus de liberté. Le gouvernement devrait intervenir moins et chaque fois que c’est possible, il faudrait s’en remettre au libre marché et à l’initiative individuelle au lieu d’imposer de nouvelles règles.

J’ai du respect et de l’admiration pour des politiciens considérés comme étant à droite, comme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, qui ont réussi à diminuer l’intervention de l’État dans certains domaines.

Mais j’en ai aussi pour des politiciens considérés comme étant à gauche, qui ont fait la même chose. Bill Clinton par exemple, qui a radicalement réformé l’aide sociale, réduit les dépenses et éliminé le déficit du gouvernement américain.

Tout de même, je suis membre du Parti conservateur parce que cela fait partie de la philosophie conservatrice de comprendre les avantages d’un petit gouvernement.

Pour nous, conservateurs, au contraire, le gouvernement devrait idéalement établir et appliquer les règles fondamentales de la vie en société. Puis, il devrait laisser les individus libres de coopérer entre eux pour répondre à leurs besoins. L’État ne devrait pas intervenir pour tenter de régler tous les problèmes, dans le but d’imposer une vision utopique et irréaliste de la société.

Pour paraphraser John F. Kennedy dans une perspective conservatrice : ne demandez pas à votre gouvernement ce qu’il peut faire pour vous ; demander à votre gouvernement de s’enlever du chemin, de façon à vous laisser libre d’assumer vos responsabilités envers vous-mêmes, envers votre famille, et envers tous ceux qui vous sont chers.

Les bonnes actions gouvernementales sont celles qui laissent aux individus l’opportunité de rêver et de réaliser leurs rêves ; elles n’imposent pas à tous les rêves de certains. C’est pour défendre de telles mesures que j’ai décidé de faire de la politique.

LES PREUVES

Plus spécifiquement, si nous examinons les données disponibles, quels sont les avantages d’un plus petit gouvernement? Je pense que les preuves sont très claires.

La plupart d’entre vous avez sans doute entendu parler du rapport annuel de l’Institut Fraser sur la liberté économique dans le monde. Ce rapport se penche sur plus de 20 composantes de la liberté économiques. Non seulement la taille de l’État, mais aussi d’autres composantes telles que la protection des droits de propriété et la liberté de commerce.

Les pays qui se situent dans le quartile supérieur de liberté économique avaient un PIB par habitant moyen de 37 691 $ en 2010, contre 5188 $ pour ceux du quartile inférieur.

Dans le quartile supérieur, le revenu moyen des 10% des citoyens les plus pauvres était de 11 382 $, contre 1209 $ pour ceux du quartile inférieur. Notez bien cela : les 10% les plus pauvres dans les pays les plus libres économiquement sont deux fois plus riches que les citoyens des pays les moins libres. Les pauvres bénéficient également de la liberté économique.

Il y a de nombreux autres avantages à vivre dans un pays économiquement libre avec un petit gouvernement. L’espérance de vie est de 79,5 ans dans le quartile supérieur, comparé à 61,6 ans dans le quartile inférieur. Les libertés politiques et civiles sont considérablement plus élevées dans les pays économiquement libres que dans les pays qui ne le sont pas.

Le Canada a amélioré sa position dans ce classement au cours des dernières années et est maintenant en cinquième position. Les États-Unis, où le gouvernement n’arrête pas de grossir, ont reculé à la 18e place.

Une autre étude récente d’un think tank britannique, le Centre for Policy Studies, s’est penchée sur l’effet de la taille de l’État sur la croissance et sur d’autres résultats dans les pays développés.

L’étude a observé que pour la période allant de 1965 à 2010, un ratio plus élevé de l’impôt sur le PIB avait un effet négatif statistiquement significatif sur la croissance. Par exemple, une augmentation de 10 points de pourcentage du ratio de l’impôt sur le PIB entraînait une diminution de 1,2 point de pourcentage de la croissance annuelle du PIB par habitant.

Un effet négatif similaire a été observé avec le ratio des dépenses sur le PIB. Entre 2003 et 2012, la croissance réelle du PIB a été de 3,1% pour les pays avec un petit gouvernement, comparé à 2,0% pour les pays avec un gros gouvernement.

Dans cette étude, on définit comme un petit gouvernement un gouvernement dont les dépenses et les recettes sont inférieures à 40% du PIB. Je ne suis pas certain que je qualifierais cela de « petit » gouvernement! Il n’y aurait toutefois eu aucun pays dans cette catégorie si on avait plutôt pris comme critère « dépenses et recettes inférieures à 10% du PIB ». Environ 10% du PIB : c’est cette taille qu’avait l’État dans les pays développés de l’Occident comme le Canada il y a un siècle. Cela vous montre à quel point l’État a grossi et est devenu gigantesque au cours du 20e siècle.

LA LOGIQUE QUI SOUS-TEND UN PETIT GOUVERNEMENT

La logique qui sous-tend les avantages d’un petit gouvernement est la suivante : l’État ne peut dépenser que des fonds qu’il a d’abord pris ailleurs dans l’économie réelle. Un gouvernement ne peut pas injecter des ressources dans l’économie à moins de les avoir d’abord retiré du secteur privé par des taxes et des impôts; ou de nous avoir endettés davantage en empruntant l’argent.

Chaque fois que le gouvernement prend un dollar additionnel dans la poche de quelqu’un, c’est un dollar que cette personne ne pourra pas dépenser ou investir. Les dépenses publiques augmentent; les dépenses privées diminuent. Il n’y a aucun effet net, aucune augmentation de la demande globale. Aucune création de richesse.

Les emprunts du gouvernement ont le même effet. Les investisseurs privés qui prêtent l’argent au gouvernement auront moins d’argent à prêter à des entrepreneurs du secteur privé. Ou bien, ils auront moins d’argent à dépenser ou à investir ailleurs. Les emprunts et les dépenses publics augmentent; les emprunts et les dépenses privés diminuent. Il n’y a aucun effet net, aucune augmentation dans la demande globale. Aucune création de richesse.

Quand il dépense, le gouvernement fait toujours concurrence au secteur privé pour mettre la main sur des ressources rares. De plus, les bureaucraties utilisent les ressources moins efficacement que les entreprises privées, qui doivent rester concurrentielle pour être profitables et survivre. Lorsqu’on détourne des ressources de l’utilisation la plus productive qu’elles peuvent trouver dans le secteur privé, pour les utiliser à des fins moins productives dans le secteur public, on verra moins de croissance.

CE QU’A FAIT NOTRE GOUVERNEMENT

C’est pourquoi pour s’assurer d’avoir une économie qui croît, il faut donner aux entrepreneurs les moyens de créer de la richesse. Nous devons mettre en place les meilleures conditions possibles pour que le secteur privé devienne plus productif.

Cela signifie, en premier lieu, de contenir les dépenses. Dans notre Plan d’action économique 2012, nous avons procédé à un examen exhaustif d’environ 75 milliards de dollars de dépenses de programmes directes par les ministères et les agences du gouvernement.

Cet examen a identifié un certain nombre de façons de dépenser plus efficacement l’argent des contribuables, ce qui a permis de réaliser des économies de 5,2 milliards de dollars.

Les dépenses du gouvernement devraient diminuer de façon soutenue en proportion de l’économie au cours des quatre prochaines années, pour revenir au niveau d’avant la récession.

Nous devons également réduire les impôts. L’impôt sur les sociétés est maintenant à 15%, le plus bas niveau parmi les pays du G7. Il était à 22% quand nous sommes arrivés au pouvoir il y a six ans. Voilà une façon concrète de rendre les ressources disponibles pour le secteur privé.

Nous avons besoin de plus de libre-échange. Cela aussi est une caractéristique d’un petit gouvernement. Ça signifie des tarifs douaniers moins élevés, moins de quotas, moins de réglementation, moins d’obstacles pour les entreprises et les consommateurs.

Notre gouvernement a annoncé des accords de libre-échange avec neuf pays jusqu’à maintenant. Nous sommes toujours en train de négocier avec plusieurs autres. Nous espérons pouvoir annoncer bientôt une entente très importante avec l’Union européenne.

Enfin, il nous faut moins de réglementation. La paperasse inutile est une taxe cachée sur le travail des entrepreneurs qui touchent surtout ceux qui sont le moins capables de la supporter : les petites entreprises. La paperasse inutile ralentit la croissance économique et la création d’emploi, diminue la productivité et a potentiellement pour effet d’écraser l’esprit d’entreprise des Canadiens. En tant que ministre responsable de la Petite Entreprise, c’est l’une de mes principales préoccupations.

En janvier dernier, j’ai dévoilé le rapport de la Commission sur la réduction de la paperasse. Il contient 105 recommandations pour se débarrasser des irritants réglementaires et pour éviter que la paperasse se remettre à augmenter encore une fois. Voilà une façon concrète de libérer les énergies du secteur privé.

Enfin, si l’État devient vraiment plus petit, cela signifie que nous avons besoin de moins de gens pour assurer la gestion des programmes. Le Plan d’action économique 2012 indiquait qu’en tout, 19 200 postes fédéraux seraient abolis sur une période de trois ans.

La fonction publique fédérale a cessé de croître après avoir beaucoup grossi depuis 1999. Entre le 31 mars 2010 et le 31 mars 2012, le nombre de fonctionnaires a diminué de 4863 (de 282 955 à 278 092). En proportion de la population canadienne, la taille de la fonction publique fédérale est passée de 1 % en 1983 à 0,82 % en 2011.

IL FAUT FAIRE PLUS

Je pense que cela ne devrait être qu’un début. Il faut faire plus, beaucoup plus, pour réduire la taille de l’État.

Un plus gros gouvernement, c’est un gouvernement qui taxe plus, qui dépense plus, qui s’endette plus, qui réglemente plus. C’est un gouvernement qui intervient dans tous les aspects de nos vies, et qui réduit donc d’autant notre liberté d’agir.

On ne peut pratiquement rien faire aujourd’hui sans devoir obtenir une permission d’un bureaucrate. Vous voulez naviguer une chaloupe? Armez-vous de patience pour obtenir toutes les autorisations nécessaires et savoir tous les règlements qui s’appliquent. Même s’il y a des milliers de pages de règlements obscurs, ne pas les connaître n’est pas considéré comme une excuse par la loi si jamais vous les enfreignez. Vous ne pouvez plaider l’ignorance de la loi.

Les gouvernements nous prennent trop souvent pour des enfants irresponsables et croient savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous. Pour eux, ça justifie les mesures qu’ils adoptent pour nous tenir par la main du berceau au tombeau et nous dire quoi faire. Et aussi pour prendre notre argent dans nos poches.

Les gouvernements veulent nous protéger contre tous les dangers et les risques possibles de la vie en contrôlant nos actions. Mais qui va nous protéger contre les gouvernements ?

CONCLUSION

Je pense que nous nommes à la fin d’un cycle de croissance de l’État qui a débuté il y a un siècle. La présente crise a montré que plus de dépenses publiques n’est pas une solution. Les dépenses publiques ne stimulent pas la création de richesse. En taxant et en empruntant, le gouvernement prend des ressources à certains et les donne à d’autres.

C’est comme prendre une chaudière d’eau dans le coin de la piscine ou l’eau est profonde pour la jeter dans le coin où c’est moins creux. Plus de dépenses publiques agit comme un sédatif économique plutôt que comme un stimulant.

Il nous faut redécouvrir les bienfaits d’un plus petit gouvernement, avec plus de liberté et des citoyens responsables. C’est cela qui a fait du Canada un grand pays, ce qui nous a rendus libres et prospères en premier lieu.

Nous devons devenir non seulement de meilleurs gestionnaires d’un gros État ; nous devons devenir de meilleurs gestionnaires d’un plus petit État

Merci.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Revue de presse : bilinguisme pour les officiers du Parlement et transparence pour les syndicats]]> http://www.maximebernier.com/?p=2947 2012-12-16T21:14:46Z 2012-12-16T21:14:46Z img_1730_-_clac Le Parlement a ajourné cette semaine jusqu’à la fin janvier. Je suis heureux qu’avant que la session ne finisse, mon gouvernement ait donné son appui à deux importants projets de loi privés que j’appuyais également.

Le premier est un projet de loi présenté par une député du NPD, Alexandrine Latendresse, qui exigera que les personnes nommées à des postes d’officiers du Parlement – il y en a dix, dont le vérificateur général et le commissaire au lobbying – soient capables de comprendre le français et l’anglais sans l’assistance d’un interprète et puissent s’exprimer clairement dans ces deux langues.

Je suis en faveur de la liberté de choix en ce qui concerne l’utilisation des langues. Je m’oppose à ce qu’on force les gens à devenir bilingues, mais aussi à ce qu’on les empêche de devenir bilingues et d’utiliser les deux langues officielles du Canada (voir ma position sur la loi 101). Le bilinguisme institutionnel est toutefois quelque chose de différent. L’institution politique centrale de notre pays, le Parlement, doit fonctionner dans les deux langues. Cela signifie que quiconque souhaite occuper l’un des postes clés du Parlement doit être bilingue.

Je comprends que cette exigence de bilinguisme implique que certains bons candidats qui sont unilingues anglophones ou francophones ne seront pas éligibles pour ces emplois. S’ils prévoient faire une carrière et occuper des postes supérieurs à Ottawa, ils devraient cependant commencer à apprendre et à utiliser leur langue seconde bien avant d’avoir 50 ans et de postuler pour de tels postes. C’est un aspect incontournable de la planification de sa carrière dans un pays officiellement bilingue.

Ces postes ont presque toujours été accordés à des candidats bilingues au cours des dernières décennies. Ce projet de loi ne fait qu’enchâsser ce principe et permettra d’éviter des controverses inutiles sur cette question dans l’avenir.

La plupart des mes collègues ont également voté pour l’adoption d’un projet de loi privé présenté par un député conservateur, Russ Hiebert, qui imposera de nouvelles exigences de transparence aux syndicats. Les syndicats ont ce qui revient à un pouvoir indirect de taxation des travailleurs grâce à la formule Rand. Ils jouissent également de plusieurs avantages fiscaux. À cause de ces privilèges, ils devraient avoir les mêmes exigences de transparence que des organismes publics.

Je crois que cela bénéficiera aux travailleurs syndiqués, qui doivent avoir davantage d’information sur les activités de leur organisation syndicale – par exemple, quelles sont les causes qu’elle appuie, ou quel type de lobbying fait-elle – et qui seront ainsi mieux en mesure de contrôler ce qu’on fait avec leurs cotisations syndicales.

Voici quelques articles en français et en anglais qui mentionnent les positions que j’ai prises sur ces deux projets de loi :

Chantal Hébert, « Seven standouts on Parliament Hill in 2012 », The Toronto Star, 14 décembre 2012

Daniel Leblanc, « Internal pressure force Tories to support bilingual bill », The Globe and Mail, 10 décembre 2012

Joël-Denis Bellavance, « Bilinguisme des agents du Parlement: Harper va appuyer le NPD », La Presse, 10 décembre 2012

Éditorial, « Bilingualism essential for Officers of Parliament », The Gazette, 12 décembre 2012

Presse canadienne, « Les syndicats contesteront le projet de loi C-377 devant les tribunaux », La Presse, 13 décembre 2012

« Ottawa : le projet de loi sur la divulgation des finances des syndicats est adopté », Radio-Canada, 12 décembre 2012

Martin Croteau, « Ottawa comprend mal le monde du travail québécois, dit Agnès Maltais », La Presse, 13 décembre 2012

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Justin Trudeau et le registre des armes à feu]]> http://www.maximebernier.com/?p=2941 2012-12-11T00:51:25Z 2012-12-11T00:44:56Z Dans son discours de lancement de sa campagne à la chefferie du Parti libéral, Justin Trudeau affirmait que « la seule idéologie valable est celle basée sur les faits et la science. (…) au lieu d’inventer des faits pour justifier de nouvelles politiques publiques, nous mettrons de l’avant des politiques basées sur des faits vérifiables. »

M. Trudeau n’a pas mis beaucoup de temps à se contredire. La semaine dernière, il a déclaré que le registre des armes longues était un échec, après avoir pourtant voté à plusieurs reprises contre la décision de notre gouvernement de l’abolir. Pourquoi donc est-ce un échec ? Parce qu’il a « suscité de la division » parmi les Canadiens. Pour lui, la disparition du registre est la preuve de son échec. Quel argument complètement incohérent!

Qui plus est, il affirme qu’il voterait encore pour maintenir le registre et appuie la décision du gouvernement québécois de chercher à mettre sur pied son propre registre. Quelqu’un y comprend-il quelque chose?

Il y a quelques semaines, j’avais noté que M. Trudeau inversait la cause et l’effet dans son explication de la croissance économique. Cette fois, il confond encore une fois la cause et l’effet à propos du registre des armes. Ce n’est pas parce qu’il a disparu que le registre est une politique qui a échoué; c’est parce qu’il a échoué que notre gouvernement l’a aboli!

Comme je le disais sur ce blogue il y a déjà trois ans, ce registre est devenu un désastre administratif et financier dès sa mise en place. Il devait coûter, selon les estimations du gouvernement de l’époque, 2 millions de dollar; il en a coûté plus de 2 milliards, c’est-à-dire mille fois plus! Imaginez ce qui aurait pu être fait avec une telle somme.

La vérificatrice générale avait de plus souligné dans un rapport que rien n’indiquait que le registre avait aidé à réduire la criminalité. Très peu de crimes sont commis avec des armes de chasse. Les policiers peuvent de toute façon déjà savoir si une personne possède des armes en consultant la liste des permis d’acquisition et de possession.

Une politique gouvernementale doit être jugée à ses effets concrets et non à ses intentions. L’intention qui a mené à la création du registre, celle de sauver des vies et de réduire la criminalité, était certainement louable. Mais ça n’a pas fonctionné. Si Justin Trudeau veut mettre de l’avant des positions fondées sur des faits vérifiables, c’est cet argument qu’il devrait utiliser.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Un voyage au Nunavut pour la Semaine de la PME]]> http://www.maximebernier.com/?p=2925 2012-10-29T23:41:16Z 2012-10-29T00:11:19Z Plusieurs activités ont eu lieu à travers le pays dans le cadre de la Semaine de la PME du 14 au 20 octobre dernier. En tant que ministre responsable de la petite entreprise, j’ai participé à quelques-unes d’entre elles.

16102012_iqaliut_graham-dickson-minister-bernier-close-up Ma semaine a débuté par un voyage au Nunavut pour annoncer la conclusion d’un partenariat entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Nunavut en vue de lancer le service PerLE dans le territoire du Nunavut.

Le service PerLE aide à simplifier l’accès des entrepreneurs à l’information sur les permis et licences dont ils ont besoin pour établir et exploiter leur entreprise. Ce partenariat entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les administrations municipales vise à réduire le nombre de formalités administratives auxquelles les petites entreprises doivent se plier.

Sur la photo ci-dessus, je suis avec Graham Dickson, le fondateur et président de l’entreprise Arctic Kingdom Polar Expeditions, qui organise des expéditions pour voir la faune arctique et les spectaculaires paysages de cette région. Il m’a prêté ce manteau traditionnel inuit en peau de phoque pour une visite du parc territorial Sylvia Grinell tout près de la capitale, Iqaluit.

À Iqaluit, j’ai rencontré la première ministre du Nunavut, Eva Aariak. Nous avons discuté de sa vision du développement économique du territoire.

15102012_iqaliut_premier-eva-aariak-minister-bernier

J’ai également rencontré des entrepreneurs de la région qui m’ont expliqué les problèmes auxquels ils sont confrontés pour développer leurs entreprises.

15102012_iqaliut_round-table

De retour à Ottawa le 17 octobre, j’ai participé à un événement où une centaine d’entrepreneurs étaient présents dans les bureaux d’Adobe. J’ai discuté des politiques de notre gouvernement pour réduire la paperasse et ouvrir les marchés étrangers avec Bruce Lazenby, président d’Investir Ottawa, et Diane Desaulniers du Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Justin Trudeau ne comprend pas l’économie]]> http://www.maximebernier.com/?p=2917 2012-10-15T00:52:28Z 2012-10-14T18:36:50Z J’ai donné une entrevue au quotidien La Presse cette semaine sur la vision – ou plutôt l’absence de vision – économique de Justin Trudeau, qui lançait sa campagne pour la chefferie du Parti libéral du Canada il y a quelques jours. Voici l’article du journaliste Joël-Denis Bellavance publié vendredi dernier.

Maxime Bernier s’en prend à Trudeau justin-trudeau

12 octobre 2012

Joël-Denis Bellavance
La Presse

Justin Trudeau utilise des «slogans creux» pour séduire la classe moyenne, mais il ne propose rien de crédible, sur le plan économique, qui pourrait lui donner de l’oxygène, estime le ministre d’État aux petites entreprises, Maxime Bernier.

Si les conservateurs de Stephen Harper se sont montrés discrets jusqu’ici au sujet de la candidature du jeune député de Papineau à la direction du Parti libéral du Canada, M. Bernier a mis fin à ce silence en critiquant sans ménagement certains passages du discours qu’a prononcé M. Trudeau au lancement de sa campagne à Montréal, mardi dernier.

Dans ce discours, M. Trudeau a soutenu que la classe moyenne joue un rôle déterminant dans la croissance de l’économie. «Il ne faut jamais oublier que la croissance et le progrès passent d’abord et avant tout par une classe moyenne prospère, a-t-il notamment affirmé. Une classe moyenne prospère nous permet d’envisager l’avenir avec optimisme et de créer des opportunités pour ceux d’entre nous qui sont moins fortunés. Elle permet de créer un marché robuste pour nos entreprises.»

«Les grands succès économiques récents sont l’histoire du succès de la classe moyenne, a-t-il ajouté. La Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Brésil, pour ne nommer que ceux-là, ont connu du succès parce que des millions de gens se sont ajoutés à la classe moyenne.»

Le ministre Maxime Bernier croit que M. Trudeau fait fausse route. «C’est le monde à l’envers! Ce n’est pas parce que leur classe moyenne a crû que la Chine et l’Inde, notamment, sont devenues des succès économiques. C’est plutôt parce que ces pays ont d’abord connu une importante croissance économique que leur classe moyenne a pu se développer.»

«Et pourquoi ont-elles connu une importante croissance économique? Parce qu’au cours des dernières décennies leurs gouvernements ont abandonné les vieilles politiques socialistes et dirigistes et ont libéralisé leur économie. Ils ont davantage misé sur l’entreprise privée, l’ouverture des marchés et une fiscalité plus raisonnable au lieu de chercher à tout contrôler et à étouffer l’innovation par la réglementation, la planification bureaucratique et les interdits.»

Dans une entrevue avec La Presse, M. Bernier a dit qu’il ne s’attendait pas à ce que Justin Trudeau, au début de sa campagne, fasse des propositions précises. Mais les propos tenus par l’aspirant chef libéral au sujet de la classe moyenne l’ont convaincu de sortir de son mutisme.

«Justin Trudeau confond la cause avec l’effet en matière de développement économique. C’est la seule vision de nature économique qu’on trouve dans son discours de lancement de campagne. Voilà qui est de mauvais augure. Ce n’est pas avec des slogans creux qu’on gouverne un pays», a lancé M. Bernier.

L’entourage de Justin Trudeau a fait peu de cas de cette sortie du ministre conservateur. «M. Bernier est 10 jours en retard. Les gens ont soif pour autre chose que la politique de basse-cour des conservateurs. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant d’intérêt autour de la candidature de Justin. Et la campagne ne fait que commencer», a dit un proche collaborateur qui a requis l’anonymat.

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maxime http://www.maximebernier.com <![CDATA[Ma tournée estivale se poursuit]]> http://www.maximebernier.com/?p=2911 2012-09-24T23:32:38Z 2012-09-23T21:23:49Z Ma tournée estivale des régions du Québec s’est poursuivie en septembre. J’ai notamment discuté avec des entrepreneurs lors d’une table ronde tenue à St-Hyacinthe (voir photo ci-dessous). Ils m’ont expliqué leurs préoccupations en ce qui a trait à la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, la nécessité de réduire la paperasse et d’accroître la qualité des services du gouvernement pour répondre aux besoins des entreprises.

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J’ai également été le conférencier invité du Forum Ghislain Dufour du monde des affaires, un événement organisé par National, la plus grande firme de relations publiques au Canada. J’ai parlé de la crise économique qui se poursuit dans le monde, et j’ai expliqué pourquoi ce ne sont pas des programmes de relance des gouvernements, avec des dépenses accrues et plus de création monétaire, qui peuvent amener une relance soutenue, mais plutôt des politiques qui favorisent la création de richesse dans le secteur privé.

Le quotidien La Presse a publié un article la semaine dernier sur ma tournée estivale.

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